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Happy New Year 2015 – On sait réveillonner chez Slack

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Une petite photo d’ambiance pour souhaiter la Bonne Année à tous et à toutes!

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Wingsuit VS Highline – Les idées saugrenues de Mr Millot

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Il y a des idées qui prennent leur temps pour mûrir, de ces idées dont on ne se défait pas. Les projets s’enchainent, le temps passe mais elles sont toujours là. Ça va tomber un jour ou l’autre c’est sûr, on les sent venir.

Et un matin, paf. C’est le moment, toutes les conditions sont réunies, l’idée se transforme un projet, et le projet devient une aventure.

A cinq dans la camionnette Slack, le coffre rempli de sangles, cordes, baudriers, matériel vidéo et photo en tout genre, nous faisons route vers Chamonix. La dernière fois que nous y avions mis les pieds tous ensemble c’était pour que Julien passe en wingsuit dans un anus géant. (que j’avais peint en y mettant tout mon coeur) A nouveau, nous visons le Brévent, où plutôt le couloir de l’Ensa.

Le projet qui a germé dans la tête de l’ami Julien consiste à passer sous une highline en wingsuit. Oui, pourquoi pas? On ne s’image pas comme ça, mais ce n’est pas chose aisée que de trouver un endroit qui se prête à ce genre de cascade. Le pauvre Julien a du passer un temps fou à explorer une multitude de spot de wingsuit avant de se rendre à l’évidence, son eldorado était juste sous son nez, au beau milieu du couloir de l’Ensa. Nombreux sont ceux qui sans le savoir avaient déjà pris la trajectoire qui filai sous la highline que nous allions tendre. Il ne nous restait plus qu’à l’installer.

Une fois le camp de base monté sous le sommet, notre caravane de l’extrême s’est mise en route. Tous chargés comme des mules, nous avons contourné les falaises du Brévent pour enfin accéder au couloir, quelques centaines de mètres en contre-bas. Glissades, chutes de pierres et sueur furent au rendez-vous à la descente comme au retour. La ligne d’une cinquantaine de mètres fut tendue juste avant la nuit, le temps pour Julien, Tancrède et Corentin de faire chacun un rapide passage. En face de nous, le Mont Blanc retenait désespérément les derniers rayons de soleil. La remontée se fit dans la pénombre et le diner à la frontale. Nous passerons les détails d’une nuit fraiche, durant laquelle certains constatèrent la limite de leur matériel ou simplement souffrirent de l’absence de duvet tout court. Bref, les premiers rayons du soleil furent plus que bienvenus. Ils finirent de nous réchauffer après la ration de café préparée par Tancrède; qui avait pris sont réchaud, lui. Nous, non. On s’était dit qu’on économiserait du volume et du poids. C’était con, merci Tancrède d’avoir sauvé notre petit dèj.

La tête enfarinée, quoique bien réveillé par la fraicheur du matin, nous avons entamé la descente vers la highline. Le Mont Blanc était toujours à sa place – où pourrait-il aller d’autre? – la tête dans les nuage et les pieds qui chauffaient au soleil. Une place enviable. De notre côté de la vallée, la rosée rendait la descente un peu plus glissante que la veille. Guillaume, chargé de son drone et des caméras qui allaient avec, a particulièrement apprécié le trajet.

Arrivés sur place, nous avons déballé les caméras et appareils photos. Chacun a prit ses quartiers dans des recoins plus ou moins exposés du couloir alors que Freddy et Tancrède zippaient leurs wingsuits au sommet du Brévent. Une distribution de high five aux touristes matinaux et c’était l’envolée royale. Tancrède est passé devant, Freddy le suivait un peu plus haut. Sur la slack, Julien poireautait debout sans bouger, les fesses serrées, tenant bon l’équilibre en attendant que les deux oiseaux arrivent. Les rubalises blanches et rouges flottaient mollement avec la brise qui remontait du couloir. On entendit à peine le bruit des wingsuits, couvert par le drone qui bourdonnait au-dessus de nous. On était presque un peu tendus. Tancrède passa comme une flèche, sous la highline. Freddy décida lui aussi de passer au-dessous, préférant éviter la collision avec Julien. C’était fait. Tout s’était bien passé.

On pouvait maintenant attendre qu’ils recommencent.

Le temps que Tancrède et Freddy fassent la rotation jusqu’au sommet, d’autre potes, habitués à sauter du Brévent, passèrent nous rendre une rapide visite. Mais le temps est compté pour le wingsuiter du Brévent, à 10h30, c’est le tour des parapentistes d’occuper l’espace aérien. Le moment pour nous de démonter la highline, remballer tout notre bordel arriva vite. Restait maintenant à se mettre une bonne suée pour tout remonter au sommet où la benne nous attendait pour redescendre… oui, nous sommes montés pour redescendre? Même si ça a l’air de défier la logique c’était plus rapide et plus facile.

Retour au camion, où Tancrède et Freddy nous attendaient. Congratulations, accolades, nous avons récupèré les rushes des caméras embarquées et c’était déjà le temps pour nous de rentrer à Cons Sainte Colombe. C’est qu’on avait une journée de boulot qui nous attendait.

Big up à Corentin qui a enchainé le Grépon et sa highline dans la foulée et un pensée pour Alex Duncan qui a fait son dernier vol ce jour là.


Médiév’Highline – La Prise du Château d’Apremont

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Oyez, Oyez. Une chape de nuages gris plombait le ciel de Vendée. Sous un crachin peu engageant, nous sortions notre panoplie de highline du coffre de la voiture. Nous, c’est Julien Millot, Antoine Mesnage, Thibaut Zwolinski et moi. Si nous avions fait toute cette route depuis notre confortable bureau niché dans une vallée de Haute-Savoie, c’est que nous avions été mandatés pour faire les saltimbanques lors du rassemblement de l’EDHEC, une petite école de business.

« Une highline en Vendée? Il y a des montagnes là-bas » s’est-on vu demander. Eh bien non cher auditoire. Mais tout comme dans un pré sans arbre vous poseriez des A-frame, dans une région sans montagne, il y posèrent des châteaux. « Oyez, oyez », « saltimbanques », « châteaux », vous faites le lien? Cette highline était définitivement médiévale, et telle une quête de preux chevaliers, son installation fut épique.

« La prise de la tour Est fut aisée, ouverte au manants et aux gueux, ce fût par des escaliers grinçants que nous accédâmes à la coursive. De là, nous avions une vue imprenable sur le pays de Vendée où nous pûmes imaginer les hordes de bretons tenter d’assiéger le Château d’Apremont il y a de cinq siècle de ça. Mais nous observâmes surtout la seconde tour dressée en face de nous, délaissée, qui se détachait d’un ciel d’étain. »

« Je dû escalader la tour jusqu’au second étage afin d’y découvrir un passage menant au sommet de la tour et à la coursive. L’amas de vielles planches qui obstruait l’entrée était pris dans la fange et les débris. Lorsque la porte céda et que le jour entra enfin dans la vielle tourelle, une nuée de volatiles apeurés tournoyât autour de moi dans une odeur de mort et de fiante. Je taillasse difficilement un chemin dans les escaliers en colimaçon recouverts de branches et d’oeufs que je me gardasse bien d’écraser, ne voulant attirer sur moi la colère de volatiles à l’oeil torve. Une fois la voie ouverte, je m’en retournasse creuser le parterre de fiante afin d’y dégager une trappe ouvrant l’accès à mes frères d’armes. Nous pûmes dès lors installer notre machine guerre »

Extrait du journal de Fabricius Wittnerstein : Highlinus Vulagaris Vendéus

En bref, les tours furent cerclées et sanglées, la highline fut tendue et et déflorée par tous. Droit de cuissage oblige.

L’heure des festivités venue, le ciel s’était ouvert, laissant même quelques timides rayons de soleil réchauffer les murs froids de la forteresse. Julien et Antoine ont fait montre d’un sens du spectacle inné en faisant hurler donzelles et damoiseaux amassés aux pieds du grand rempart.

Le lendemain, aux aurores, alors que le jour hésitait encore à se lever, nous partîmes vers l’Est sur notre fier destrier. Oui, notre destrier, un pour quatre preux et valeureux chevaliers… C’est la crise pour tout le monde.


Winter Festislack

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Le week-end dernier avait lieu le second volet du Winter FestiSlack aux Deux Têtes sur le domaine des Arcs. L’association Slack’i’Cimes a su dénicher l’endroit parfait pour y poser un vrai parc à highlines et même quelques slacklines au sol. Ce qui était l’an passé un petit rassemblement d’une vingtaine de personnes s’est transformé en véritable rassemblement, réunissant quelques 140 inscrits venus poser leurs fesses au-dessus du vide dans l’espoir de repousser les limites de l’équilibre.

 

Tout ce beau monde était logé à l’UCPA des Arcs 1600, où nous avons eu la chance de découvrir la première du film de Paso A Paso, les aventures highlinesques de cinq potes au Mexique. Contraste flagrant avec le décor alpin du moment.

 

Côté ambiance, les tenues flamboyantes de la grande époque étaient de rigueur. Pulls tricotés aux motifs de cervidés, combinaisons mauve délavées et bandanas fluos, la panoplie était complète pour pour bruler les rétines de quiconque avait oublié ses lunettes de soleil polarisées. On donnera une mention spéciale à Thibault Arrappiccatu du team Slack pour son style hors du temps!

 

Je vous laisse apprécier quelques photos, en espérant retrouver toute cette fine équipe l’année prochaine.