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Bacalhau, Batatas e Favas – Portugal

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Murtosa – Rua Passadouros 57 – 06/05/15

Repas de midi avec nos hôtes, Francisco, Isabel et la grand-mère qui à l’air très vielle. Francisco écope du rôle de cuisinier pour ce qui semble être son plat de prédilection : bacalhau, batatas e favas (morue, pomme de terre et fèves) le tout copieusement arrosé d’huile d’olive. Je me régale du plat comme de l’instant.

La discussion passe du portugais, à l’espagnol – que nous ne parlons pas – au français et à l’anglais. Le tout ponctué de gestes nécessaires à la bonne compréhension de tous. Le résultat comme souvent dans ces cas de figure donne lieux à de grand éclats de rire, qu’on se comprenne ou non. Difficile de faire plus accueillant que ces retraités débordant d’attention.

Sao Jacinto – 06/05/15

Nous contournons le lagon par le nord en direction de Torreira avant de bifurquer vers Sao Jacinto, à l’extrémité Sud de la langue de terre, entre océan et lagune. Une plage sans fin, le vent et les embruns, le tout baignée dans une lumière écrasante. Nous restons rêveurs, hypnotisés devant les séries de rouleaux bruns chargés de sable qui viennent se fracasser sur la plage déserte. A part nous, quelques cyclotouristes jouent les baigneurs d’avant saison.

Notre voiturette de location patiente sur le quai du ferry-boat. Pendant ce temps, nous prenons un café dans un troquet où les habitués savourent la tranquillité de ce début de mai et l’absence du flot de touristes qu’on devine durant l’été.

Aveiro – 06/05/15

La Venise portugaise.Je ne lui trouve pas le charme que ces canaux promettent. Après l’isolement et la solitude de Sao Jacinto, la ville en plein ravalement de façade n’éveille en moi que l’envie d’en sortir. On tourne quelques heures. Sophie complète sa collection de photos de carrelage.

Costa Nova – 06/05/15

Retour sur la côte. Nous déambulons sur la côté avant de nous arrêter dans un petit rade de bord de mer. Le vent nous ronge les os, le soleil peine à filtrer à travers un ciel bouché, nous y sommes bien.

Vilar Seco – 07/05/15

Route vers Serra de Estrela et le sommet du Portgual. Que nous n’atteindront pas… Stop dans un charmant village de l’arrière pays, Vilar Seco. Arrêt au hasard d’un coup d’oeil, une dale rocheuse et une statue levant les bras au ciel nous interpelle. Rencontre avec Jesus et vagabondage dans un entrelacs de ruelles qui dessinent le hameau. Le soleil cogne dur sur les vielles maisons en pierres de taille granitiques. Les jardins sont déjà bien fournis et les orangers croulent sous les fruits qui pourrissent par terre. Un chien nous accompagne dans nos errances. Pataud, il se fait engueuler à chaque maison par les molosses de garde (et les roquet aussi d’ailleurs) mais semble s’en fiche. Il nous laisse à la voiture pour repartir d’où il est venu. Nul part.

Dolmen d’Antelas – 07/05/15

L’odeur de l’élevage de poulet jouxtant le site est plus marquant que le tas de terre que les panneaux indicateurs ont la prétention d’appeler « Dolmen »

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Entre Mar e Azulejos – Portugal

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Murtosa – 04/05/15

Arrivés en début d’après-midi, nous prenons la route de Murtosa dans notre minuscule voiture de location. Un vent du diable fait nous fait tanguer le long de l’autoroute quasi désert qui mène vers le Sud. Ce même vent qui a malmené notre avion durant presque tout le vol pour Porto. La voix du pilote annonçait des bourrasques de 80km/h pendant que toutes les têtes balançaient de gauche à droite au rythme des secousses.

Nous rencontrons nos hôtes, Fransisco et Isabel dans leur maison de Murtosa. Couple de retraités simples et charmants, ils vivent au milieu d’une joyeuse ménagerie composée de chats, chien, poules, pigeons, d’un cochon d’Inde et d’une tortue solitaire qui parfois quitte l’eau vaseuse de la fontaine pour prendre le soleil.

Fransisco lance un feu de bois pour chauffer de l’eau. Avec le mauvais temps, le panneau solaire est inutile. Retour au bonnes vielles méthodes. Il semble que cela soit l’unique moyen d’avoir de l’eau chaude.

Une envie commune de voir la mer nous chatouille depuis notre arrivée. A peine installé, nous reprenons la route vers la côte la plus proche. Nous traversons un village aux maisons recouvertes de carrelages colorés appelés Azulejos qui ravissent Sophie. Le temps est à la tempête. Le vent toujours présent a déjà laissé ses traces sur les routes qui traversent les forêts d’eucalyptus. Nous roulons sur un bitume recouvert de branches et de ces écorces qui se détachent constamment des arbres. La promenade est de courte durée. Le vent nous force à avancer plié en avant, la baie de son côté moutonne et nous crache ses embruns à la figure. Certainement un signe de bienvenue.

Coimbra – 05/05/15

A ses grandes heures, Coimbra fut la capitale du Portugal. Au XIIeme siècle. Il en reste une ville aux allures de grande dame un peu usée par le temps. Il fait bon y vagabonder dans les ruelles pavée de calcaire. Comme posée au sommet d’une colline, l’université domine la ville qui grouille de vie, de touristes français et allemands. Ça contraste avec notre rapide visite de Murtosa la veille.

Assis à la terrasse d’un café sur la place marbrée qui fait face à la mairie et au monastère Santa Cruz nous regardons les gens suivre leur guide sous le porche de l’église.

Sophie photographie les motifs des carreaux de carrelage alors que je mitraille toutes sortes de graffitis plus ou moins engagés.

Figueira de Foz – 05/05/15

Enfin devant la mer. En bon montagnard je m’étonne toujours de réaliser combien elle m’a manqué à chaque fois que je la retrouve. Nous avons préféré Buarcos à Figuera, plus pittoresque celon le guide touristique.

Depuis la plage, un regard a gauche et se dévoile un charmant village de pêcheurs au couleurs vives et aux ruelles lumineuses bien à l’abri derrière son mur de fortification. En tournant la tête, changement radical de décor. Des barres d’immeubles façon front de mer des 70s, entre station balnéaire et foire à touriste.

Sur la terrasse d’un restaurant dont l’unique plat est la sardine grillée accompagnée de patates/salades, nous nous félicitons de préférer l’intersaison et sa météo changeante à la cohue des hordes de vacanciers qui peupleront les lieux d’ici un bon mois. Le jeune serveur qui semble avoir Sophie à la bonne nous gratifie d’un rab de sardines grillées qui nous vaux de sauter le diner.

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