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Rock The Line – Design et plus si affinité

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Cette année fut celle de la première édition du Rock The Line organisé pas Slack. Ce Jumpline Pro Tour à la française comptait 6 dates à travers l’hexagone pour finir en beauté à Millau lors des Natural Games. Nous voulions donner une identité plus forte à ce qui était l’an passé un simple championnat de Jumpline.

J’ai donc commencé par créer une poignée de logos et une fois fixé sur le bon, j’ai pu adapter le design à des poster, t-shirts, banderoles et autres support de com.

Mais non content d’en être arrivé là, je me suis lancé un objectif supplémentaire, et non des moindres, comme j’allais m’en rendre compte. Mon travail au sein de Slack me donne l’opportunité et la liberté d’entreprendre des créations quelques fois extravagantes (certains l’auront remarqué ici par exemple) et cette fois-ci je me sentais l’âme d’un sculpteur ou d’un modéliste. Si j’ai une vague expérience dans la peinture de figurines Warhammer qui date de mon adolescence, je n’avais jamais mis les mains dans le moulage et ses multiples aspects. Parti sur un moule de main brandi en signe de ralliement de métalleux, j’imaginais déjà mes trophées fondus en aluminium dans le fourneau des enfers de mon pote Dr Gosh. Cependant, les résultats aléatoires et le manque de temps me firent pencher vers la résine. Après quelques déboires avec le temps de prise de l’alginate et le volume de résine nécessaire à remplir ma main (600ml), j’ai finalement réussi à sortir trois moulages acceptables de l’enveloppe caoutchouteuse et visqueuse de l’alginate.

Les choses semblaient rouler quand une contrariété de rien du tout vint enrayer mon entrain. La sous-couche du trophée N°2 ne séchait pas vraiment et restait collante au toucher… Je me suis dit que mon brossage « à sec » aiderai à atténuer cette anomalie. Rien. Ça collait toujours aux doigts. Après une nuit passé devant le ventilo, toujours pareil. Ne me laissant pas démonter et bravant tout bon sens, je me lançais dans le vernissage de mes trophées, pensant naïvement que « bah quand le vernis séchera il n’y paraitra plus » Erreur…

Je désespérais donc devant mes trois trophées, et surtout devant le N°2 qui restait tout collant. Une petite voix me souffla alors de laver le vernis à l’eau savonneuse… C’en était trop. Démontrant par la pratique que le vernis ne partais pas à l’eau et au savon, je me suis laissé emporté dans une frénésie destructrice à grand coup de « Ah tu veux voir ce qui décape le vernis?? regarde! » et vlan, de grandes giclées d’Acétone sont allé rejoindre le trophée N°2 au fond de l’évier. Les énergiques coups de brosses eurent bien entendu l’effet escompté, voir un peu plus que ça même. Je m’arrêtais de frotter alors que l’acétone commençait à ronger la résine.

Retour au point de départ. Je désespérais donc devant mes trois trophées, surtout devant le N°2 qui était tout… blanc sale, gluant et rongé. Il ne me restait alors que deux jours pour trouver une solution avant de prendre la route pour Millau et les Natural Games. Refaire un moulage était impossible, plus de résine, plus de temps… Mais en y regardant bien son nouvel état lui donnait un style « vielle statue de plâtre abandonnée au temps » et en y mettant un peu de glamour, ça pouvait faire illusion. Et illusion ça fît! Je me demande d’ailler pourquoi je me grille à raconter que j’ai foiré mon coup?! « Le blanc? Oui oui, c’était pour contraster avec les deux autres! »

Pour finir en beauté, il ne me restait plus qu’à faire quelques images de la compétition et un rapide montage vidéo à voir ici.

Voici pour l’histoire du Rock The Line 2015 et de ses aventures graphiques et artistiques.

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Sons Of Invidia – Mermaid

 


Pour la troisième fois, Sons Of Invidia m’a demandé de travailler sur les portraits du groupe. Leur nouveau projet, après l’album sortit plus tôt cette année, tournait autour de leur nouveau clip, Mermaid. J’ai pu participé à l’élaboration de l’idée de base de la vidéo et nous sommes tous tombé d’accord : ce serait à la fois intéressant et fendard de shooter certaines parties sous l’eau. Après tout, la chanson parle de sirène. Les idées pour les photos arrivèrent d’elles-même et le projet me sembla de plus en plus excitant.

Le cameraman devait shooter les différentes scènes sur trois jours et je devais en profiter pour prendre le photos en même temps. Une manière intéressante et inhabituelle de travailler du portait.

J’ai pris les photos des musiciens entre les scènes de tournage le premier jour, cloitré dans un petite pièce poussiéreuse. Les flashs cachés hors champs et le tout dans un temps record.

Le deuxième jour passa à patauger dans une piscine. Quelques années plus tôt, ma première expérience de photos sous-marine fut plutôt infructueuse. Rien de plus que quelques poissons flous baignant dans une lumière laiteuse. C’était donc un défi que de faire mieux cette fois-ci.

La triste réalité fut que les ondes radio ne se déplacent pas bien sous l’eau, voir pas du tout. Dans le doute, j’avais fait le test la semaine précédent le photoshoot. Malin le mec…

Mon esprit s’était déjà imaginé un photoshoot avec un multitude de flashs et un éclairage léché. Mais une telle fantaisie était totalement hors budget et je dû me résoudre à faire avec le peu qu’il me restait. Je plaçais donc ma confiance dans l’éclairage naturel et la haute sensibilité ISO de mon capteur. Mais dans une piscine municipale un jour de pluie les possibilités étaient limitées. Le résultat est assez sombre mais toujours au delà de ce que j’ai pu entrevoir pendant la prise de vue.

Si l’appréciation musicale reste propre à chacun, on peut dire que le clip a relevé un grand défi, parler d’une histoire de sirène sans tomber dans le kitsch.

A voir, le site des metalleux mouillés : Sons Of Invidia

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