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Entre Mar e Azulejos – Portugal

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Murtosa – 04/05/15

Arrivés en début d’après-midi, nous prenons la route de Murtosa dans notre minuscule voiture de location. Un vent du diable fait nous fait tanguer le long de l’autoroute quasi désert qui mène vers le Sud. Ce même vent qui a malmené notre avion durant presque tout le vol pour Porto. La voix du pilote annonçait des bourrasques de 80km/h pendant que toutes les têtes balançaient de gauche à droite au rythme des secousses.

Nous rencontrons nos hôtes, Fransisco et Isabel dans leur maison de Murtosa. Couple de retraités simples et charmants, ils vivent au milieu d’une joyeuse ménagerie composée de chats, chien, poules, pigeons, d’un cochon d’Inde et d’une tortue solitaire qui parfois quitte l’eau vaseuse de la fontaine pour prendre le soleil.

Fransisco lance un feu de bois pour chauffer de l’eau. Avec le mauvais temps, le panneau solaire est inutile. Retour au bonnes vielles méthodes. Il semble que cela soit l’unique moyen d’avoir de l’eau chaude.

Une envie commune de voir la mer nous chatouille depuis notre arrivée. A peine installé, nous reprenons la route vers la côte la plus proche. Nous traversons un village aux maisons recouvertes de carrelages colorés appelés Azulejos qui ravissent Sophie. Le temps est à la tempête. Le vent toujours présent a déjà laissé ses traces sur les routes qui traversent les forêts d’eucalyptus. Nous roulons sur un bitume recouvert de branches et de ces écorces qui se détachent constamment des arbres. La promenade est de courte durée. Le vent nous force à avancer plié en avant, la baie de son côté moutonne et nous crache ses embruns à la figure. Certainement un signe de bienvenue.

Coimbra – 05/05/15

A ses grandes heures, Coimbra fut la capitale du Portugal. Au XIIeme siècle. Il en reste une ville aux allures de grande dame un peu usée par le temps. Il fait bon y vagabonder dans les ruelles pavée de calcaire. Comme posée au sommet d’une colline, l’université domine la ville qui grouille de vie, de touristes français et allemands. Ça contraste avec notre rapide visite de Murtosa la veille.

Assis à la terrasse d’un café sur la place marbrée qui fait face à la mairie et au monastère Santa Cruz nous regardons les gens suivre leur guide sous le porche de l’église.

Sophie photographie les motifs des carreaux de carrelage alors que je mitraille toutes sortes de graffitis plus ou moins engagés.

Figueira de Foz – 05/05/15

Enfin devant la mer. En bon montagnard je m’étonne toujours de réaliser combien elle m’a manqué à chaque fois que je la retrouve. Nous avons préféré Buarcos à Figuera, plus pittoresque celon le guide touristique.

Depuis la plage, un regard a gauche et se dévoile un charmant village de pêcheurs au couleurs vives et aux ruelles lumineuses bien à l’abri derrière son mur de fortification. En tournant la tête, changement radical de décor. Des barres d’immeubles façon front de mer des 70s, entre station balnéaire et foire à touriste.

Sur la terrasse d’un restaurant dont l’unique plat est la sardine grillée accompagnée de patates/salades, nous nous félicitons de préférer l’intersaison et sa météo changeante à la cohue des hordes de vacanciers qui peupleront les lieux d’ici un bon mois. Le jeune serveur qui semble avoir Sophie à la bonne nous gratifie d’un rab de sardines grillées qui nous vaux de sauter le diner.

LeicaM6 – Ilford HP5+

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Vietnam Central Highlands – Road Trip to KonTum

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Au mois de mars dernier, je retournais pour la troisième fois au Vietnam. Toujours dans le cadre de mon projet de portraits avec les minorités locales, mais cette fois-ci s’en est fini du Nord. Le projet me mène dans les Central Highlands, haut plateaux du centre.

 

Arrivé à Hanoi, j’ai le plaisirs de retrouver quelques amis et de me fondre dans ce dédale citadin dont je ne me lasse toujours pas. Tout juste le temps d’organiser un rendez-vous avec le Musée d’Ethnologie et je m’envole pour Da Nang qui sera mon camp de base durant ce voyage. Le climat y est plus doux et ensoleillé qu’à Hanoi – où le soleil n’a pas fait son apparition une seule fois en un mois et les températures rappellent celles de la France que je viens de quitter. Je suis accueilli chez Hervé et Kju, qui vivent dans la maison familiale en périphérie de la ville. De là, Hervé et moi préparons notre périple. Les années précédentes, j’ai eu la chance d’avoir un ami nord-vietnamien qui m’accompagnait et tenait lieux de guide et traducteur. Se débrouiller avec une carte et trouver son chemin n’est pas vraiment un problème, se faire comprendre par contre…

Je n’ai pas encore vraiment de contacts dans cette partie du pays et il s’avère délicat de trouver une personne disponible, parlant anglais et prêt à partir en expédition du jour au lendemain. Je comptais sur quelques relations mais les pistes n’aboutissent en rien. A l’exception de Tila qui n’est pas vraiment disponible mais aimerai se joindre à nous, qui tente de se soustraire à ses obligations et nous fait patienter pour finalement être contraint de rester à Da Nang… Il me prête toutefois sa moto de bon coeur, m’assurant que si je suis un ami de Son (artiste tatoueur à Hanoi) il n’y a pas de problème. Soit.

En attendant, nous trainons nos basques à Da Nang essayant tant bien que mal de dénicher un guide. Au hasard d’une rencontre, je me retrouve à téléphoner à un photographe français officiant à Hoi An, qui me renvoie vers un guide basé à KonTum, à quelque trois cent kilomètres au Sud-Ouest à vol d’oiseau.

 

C’est le déclic qui scelle enfin le début de l’aventure. Mon appareil photo va pouvoir reprendre du service.

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