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Back to Millau – Natural Games 2015

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L’équipe Slack.fr était une fois de plus à Millau pour mettre l’ambiance avec ses slacklines. Le déclencheur du Nikon D4s résonnait de part et d’autre des Gorges de la Jonte afin de m’assurer un contenu numérique pour de futurs travaux. Pourtant, de temps en temps, un léger clic presque inaudible rompait le claquement habituel et figeait quelques images sur la pellicule du M6. Une fois n’est pas coutume, le Leica était chargé de couleurs. Pour la simple et bonne raison qu’en bon gestionnaire de mes stocks, j’étais à sec de film noir et blanc… J’ai donc attrapé une poignée de pellicules AgfaPro achetées déjà périmées il y a presque 10 ans et croisé les doigts pour que le résultat soit potable. Honnêtement, je m’attentais à plus de surprises. Peut-être même espérais-je un peu plus de fantaisie. Les dates de péremption ne sont plus ce qu’elles étaient…


L’après Natural Games, du rab de highline!

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Une fois les Natural Games terminés, toute l’équipe est rentrée au camps de base, Cons Sainte Colombe. Notre ghetto.

Parmi nos bagages, nous transportions José. Un jeune chilien, invité par Slack pour être le parrain des NG. José Pablo Donoso est doué en slackline mais il ne faut pas le brusquer. Chaque chose en son temps. Pour l’heure, il a envie de faire des back flips en highline. Moi aussi j’aimerai bien faire des back flips, et pourtant…

Histoire d’occuper notre chilien, Julien lui propose d’aller tendre une ou deux highlines dans les jours qui suivent. Ce qui constitue aussi une excellente excuse pour passer du temps au grand air plutôt que devant un ordinateur. Prenant le parti de Julien, je me rallie à cette entreprise, prétextant – à juste titre – qu’il ne faudrait pas manquer l’occasion de faire de bonnes images.

Nous voici tous les trois, Julien, José et moi, à grimper un sentier escarpé pour installer une highline sur le site des Pérouses, à un kilomètre seulement du bureau. Une belle ligne de 69m reliant une arête au flanc de la montagne. Si l’entreprise était un peu prétentieuse pour José et moi, Julien a géré la traversée. Je le soupçonne d’avoir catché volontairement une fois au milieu pour épargner nos égos meurtris.

Le jour suivant, nous sommes partis pour un projet un peu plus réaliste (pour José et moi) et plutôt excitant au niveau du cadre. Direction Chamonix et la désormais célèbre highline du Brévent. Julien se fend d’un petit saut de Wing Suit avec Tancrède qu’on rencontre complètement par hasard alors qu’il filme avec TF1. J’équipe donc la ligne avec l’aide de José. Julien arrive juste à temps pour nous aider à tendre les 30m de sangles qui séparent notre côté de l’arête verticale d’en face.

Après mon cuisant échec de la veille, j’y vais le premier et miracle, je me lève, marche et traverse. Idem pour le retour. Mon égo va mieux, je sais encore tenir debout sur une highline! Je peux maintenant me concentrer sur mes photos. Le temps de s’habituer à cet environnement nouveau et José fait lui aussi une belle traversée. Mais de la journée, on n’entend pas trop parler de back flip. Julien quant à lui se paye le luxe de placer quelques figures du genre surf, planche et même un petit butt bounce entre deux passages sur la slack déguisé en gorille.

Au fur et à mesure de la journée, nous avons le plaisir de voir arriver Guillaume Bocquet et son drone qui en profite pour faire quelques images aériennes. Puis Louis Schwartz, un jeune bourré de talent qui n’a aucun mal à poser un double drop knee face à la vallée 1500m plus bas. Un peu plus tard, Antoine Moineville et deux potes à lui sortent d’une voie d’escalade où je ne me verrai pas mettre les pieds.

C’est à croire qu’on a plus de chance de croiser des potes au Brévent qu’au café du coin.

Pour finir la journée en beauté, Julien redescend à la voiture par le couloir de l’Ensa, mais sans y poser le pied, cela va de soi.

 


Sous le Soleil de Millau

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On ne compte désormais plus les années de présence du slackline aux Natural Games. L’eau a coulé sous les ponts du Tarn et il devient difficile de connaître tout le monde tellement nombreux sont devenus les slackliners.

 

Nous sommes bien loin du temps où une dizaine de highliners se réunissaient dans la Jonte pour tendre une incroyable highline de 60m, le temps où il fallait quatre jours pour passer les 40m de l’Inespérée.

Andy Lewis, Jon Ritson, Michi Aschaber, Julien Millot, Jelena Schradi, Liby Sauter, Damian Cooksey, Hugo Langel Van Erven, Tancrède Melet et quelques autres originaux dont je faisais déjà parti étaient réunis sous la coupe de Damien Mercier et Charles Giraud. Aujourd’hui, il faut un tampon et faire la queue pour monter sur une highline. Oui, mais aujourd’hui on passe 170 mètres comme on en passait 60 il y a cinq ans. Grâce aux quelques précurseurs cités plus haut, les standards ont explosé, les records d’hier se sont fait ridiculiser. En bref, notre sport a connu une telle envolée royale que de nombreux jeunes bourrés de talent émergent régulièrement, et semblent se mouvoir naturellement sur cette sangle qu’il nous a fallu apprivoiser pas après pas.

 

Mais ce qui vaut pour le highline est encore plus flagrant dans le petit monde de la jumpline. Le temps ou les Atomic Butt d’Andy et les Back Flip de Michi se perdaient dans une myriade figures statiques est définitivement révolu. L’an passé, nous étions restés scotchés par le style et les figures de Brenden Gebhart. C’est comme si aujourd’hui cette amplitude et cette aisance a faire du trampoline sur une bande de 4cm de large était devenue la nouvelle norme. Les petits français ont bien appris leur leçon, et si le vainqueur de l’Open Damien Mercier, Mickey Wilson, est américain, il s’est fait malmener par le très jeune Louis Boniface qui à 18 ans fini second du contest et premier du Championnat de France de Jumpline Slack. Aux vues des vidéos qui trainent en ce moment sur internet, la progression du niveau de jumpline est loin de s’arrêter en si bon chemin.

 

Pour en finir avec les compte-rendus de performances et les états des lieux. Nous avons cette année encore pu constater que l’engouement du grand public va toujours croissant. Quentin n’eut que peu de répit lors des initiations de highline sur le village, des slacklines étaient tendues de toutes parts, et la foule s’est encore un fois massée autour de la compétition. Les deux tribunes supplémentaires ajoutées à celle présente l’an passé furent remplis sans mal et le moindre carré d’herbe fut naturellement assiégé.

 

On ne peut s’empêcher un dernier petit regard en arrière, quand, de la porte de la caravane Slack on encourageait les copains faisant des Drop-Knee et des Buddha sans songer une seconde à envoyer un backflip dans la foulée. Une centaine de personnes regardait ces originaux évoluer sur une sangle. Un dernier regard en arrière pour se souvenir que ça fait maintenant deux ans que notre ami Damien nous a quitté et que merde, il aurait aimé voir ce qu’on voit aujourd’hui!

 

Merci à tout ceux qui étaient présents et qui continuent de faire avancer le slackline. A l’année prochaine, à Millau ou ailleurs.

 

 


Médiév’Highline – La Prise du Château d’Apremont

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Oyez, Oyez. Une chape de nuages gris plombait le ciel de Vendée. Sous un crachin peu engageant, nous sortions notre panoplie de highline du coffre de la voiture. Nous, c’est Julien Millot, Antoine Mesnage, Thibaut Zwolinski et moi. Si nous avions fait toute cette route depuis notre confortable bureau niché dans une vallée de Haute-Savoie, c’est que nous avions été mandatés pour faire les saltimbanques lors du rassemblement de l’EDHEC, une petite école de business.

« Une highline en Vendée? Il y a des montagnes là-bas » s’est-on vu demander. Eh bien non cher auditoire. Mais tout comme dans un pré sans arbre vous poseriez des A-frame, dans une région sans montagne, il y posèrent des châteaux. « Oyez, oyez », « saltimbanques », « châteaux », vous faites le lien? Cette highline était définitivement médiévale, et telle une quête de preux chevaliers, son installation fut épique.

« La prise de la tour Est fut aisée, ouverte au manants et aux gueux, ce fût par des escaliers grinçants que nous accédâmes à la coursive. De là, nous avions une vue imprenable sur le pays de Vendée où nous pûmes imaginer les hordes de bretons tenter d’assiéger le Château d’Apremont il y a de cinq siècle de ça. Mais nous observâmes surtout la seconde tour dressée en face de nous, délaissée, qui se détachait d’un ciel d’étain. »

« Je dû escalader la tour jusqu’au second étage afin d’y découvrir un passage menant au sommet de la tour et à la coursive. L’amas de vielles planches qui obstruait l’entrée était pris dans la fange et les débris. Lorsque la porte céda et que le jour entra enfin dans la vielle tourelle, une nuée de volatiles apeurés tournoyât autour de moi dans une odeur de mort et de fiante. Je taillasse difficilement un chemin dans les escaliers en colimaçon recouverts de branches et d’oeufs que je me gardasse bien d’écraser, ne voulant attirer sur moi la colère de volatiles à l’oeil torve. Une fois la voie ouverte, je m’en retournasse creuser le parterre de fiante afin d’y dégager une trappe ouvrant l’accès à mes frères d’armes. Nous pûmes dès lors installer notre machine guerre »

Extrait du journal de Fabricius Wittnerstein : Highlinus Vulagaris Vendéus

En bref, les tours furent cerclées et sanglées, la highline fut tendue et et déflorée par tous. Droit de cuissage oblige.

L’heure des festivités venue, le ciel s’était ouvert, laissant même quelques timides rayons de soleil réchauffer les murs froids de la forteresse. Julien et Antoine ont fait montre d’un sens du spectacle inné en faisant hurler donzelles et damoiseaux amassés aux pieds du grand rempart.

Le lendemain, aux aurores, alors que le jour hésitait encore à se lever, nous partîmes vers l’Est sur notre fier destrier. Oui, notre destrier, un pour quatre preux et valeureux chevaliers… C’est la crise pour tout le monde.


Nature Wants To Play !

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Retour en image sur le côté slackine de ces derniers Natural Games qui se sont déroulés, comme toujours, à Millau fin juin.

 

La côte de popularité du slackline continue de grimper en flèche et les slackliners étaient massivement présents. Des Gorges de la Jonte au « Village » les nouveaux funambules se bousculaient au portique. D’année en année, il est bon de voir le niveau et le nombre de slackliners talentueux se multiplier. Ils sont de plus en plus nombreux à se déplacer avec aisance au-dessus du vide, sans parler du niveau en jumpline qui a littéralement explosé ces dernières années.

Preuve en fut lors du contest sur le stand Slack.fr, où les enchainements de tricks se suivaient dans une cadence infernale. Le public, chaque année plus nombreux formait une masse compacte vibrant au rythme des jumps.

 

Dans cette atmosphère électrique, comment ne pas penser à notre ami Damien Mercier, instigateur du slackline en France, qui nous quittait il y a un an déjà. Ses exubérantes exclamations et son enthousiasme manquaient à n’en pas douter à tous celles et ceux qui l’ont connu. Il aurait été fier, il aurait certainement jubilé devant une telle foule venue applaudir ceux qu’il y a encore quelques années, on regardait comme des illuminés marchant sur un fil.

Il était présent à travers nous tous, ses amis, sa famille. Tu peux être fier de toi mon pote, longue vie à la slackline, nous ne t’oublions pas.

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Clin d’Oeil à l’ami Mercier

« Le roi est mort, vive le roi » Cela peut faire sourire. Pourtant cela aura été les premières paroles que Julien Millot m’aura dites lorsque nous avons appris le décès de notre ami, Damien Mercier, un des papas du slackine. Des paroles qui firent pointer un timide sourire sur mon visage trop triste.

La disparition de Damien le 1er Juillet dernier aura bouleversé un équilibre plus précaire qu’il n’y paraissait. Mais funambules de la montagne nous sommes; funambules nous resterons. Aujourd’hui, l’équipe Slack.fr a reprit sont équilibre et s’est agrandie pour voir ses rangs gonfler avec l’arrivée de Julien et la mienne.

Côté spirit, notre petit groupe d’ami slackeur organisa un petit hommage symbolique et à l’image de Damien. Nous nous sommes tous réunis autour des deux highlines qui lui étaient chères : Le Ritson Gap et le Hole de Mericer au Parmelan, sur les hauteurs d’Annecy.

Le lieu de la première highline française a attiré les foules durant ces cinq dernières années. Depuis sa première installation par Damien et Jon Ritson en août 2007, nombreux sont les adeptes de highline à s’être essayés au Ritson Gap. Des amitiés s’y sont forgées et la petite famille Slack.fr s’est vu grandir d’année en année.

Ces 4 et 5 août derniers, nous avons pu constater que la famille « slack » avait belle et bien prit de l’ampleur. Damien, en bonne figure paternelle du slackline français a su rallier une belle brochette d’amis à sa bannière. Sans compter les absents qui nous accompagnaient en pensées.

A cette assemblée d’amis proches, s’est joint la famille Mercier, pour que tous ensemble nous puissions rendre un dernier hommage à notre ami disparu.

Georges Brassens chantait son souhait d’être enterré sur la plage Sète sous un pin parasol, l’esprit de Damien quant à lui restera un peu sur les hauteurs de cette montagne qu’il aimait tant. Arvi l’ami !

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A voir, quelques articles des missions slackline en compagnie de Damien et des amis, Les Fils de Thor, Between the Towers, Natural Games Bring Me High, Honeck Ta Mère.


Un Mag de Plus sur la Liste

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Un nouveau venu dans la liste des magazines avec lesquels je collabore : Action Asia.

Ce mag outdoor basé à Honk Hong s’est trouvé très intéressé pas notre petit slak-trip en Nouvelle-Zélande et voilà un nouvel article sur le sujet!

La chance voulu qu’une photo de ski se glisse elle aussi dans le mag. Une belle séquence de Markus Eder à Temple Basin NZ.

Première parution et peut-être pas les dernière.

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Highline Aotearoa

Petit interlude dans les récits de voyage pour une news des plus sportive.

Accompagné de mon acolyte James Clulow, nous avons installé deux highlines dans les inoubliables paysages Néo-Zélandais l’été passé, comme je l’avais raconté dans un post précédent Usure Physique et Jouissance Mentale. Notre petite aventure a fait l’objet d’un article de quelques pages dans le magazine Kiwi : Adventure Mag. Que nous remercions pour son intérêt.

J’en profite aussi pour félicité les Kiwis de nous avoir mis une taule hier pour la finale de la Coupe du Monde de Rugby! Un petit regret tout de même de n’avoir pu festoyer avec nos amis dans les rues de Christchurch et de Wanaka.

Chapeau!

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Escape Façon Slackline

Parlons peu pour une fois, les images s’en occupent.

Un portfolio slackline a été publié dans le magazine Escape de Freepresse.

Un lot de photos cherchées dans les archives mais qu’il fait toujours bon de voir imprimé.

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Usure Physique et Jouissance Mentale – Wanaka Highlines

Quelle douce sensation que de sentir son corps s’écrier de toutes parts : « Je te déteste » Comment expliquer ce plaisir inutile de gravir une falaise suspendu à de ridicules morceaux de rochers quand un sentier bien tracé mène au sommet. Ou alors marcher au-dessus du vide, les pieds sur une sangle elle aussi ridicule en largeur que les grattons auxquels on se cramponne. Quel intérêt de se faire mal volontairement, de s’écorcher les bouts de doigts à en perdre les empreintes, de se racler les tibias sur une slack ou encore de gravir des montagnes chargés comme des G-I en mission. Quel plaisir de suer sang et eau dans le seul but de… de quoi? De se sentir vivant? De respirer une victoire éphémère à pleins poumons ou de sentir l’adrénaline affluer dans chaque cellules de notre cerveau malade? Peut-être bien. Si cela peut paraître futile aux yeux de certains (les ignorants diront les initiés), ça ne l’est définitivement pas pour nous. Mais pour mieux comprendre comment nous en sommes arrivés là, voici un résumé des précédentes semaines.

Après des fêtes de Noël sous le soleil estival de Christchurch, nous avons conduit notre bon vieux van vers une destination aux routes sinueuses qu’il nous tardait d’atteindre. Vous l’aurez compris (ou pas), Wanaka. Ce fut pour nous l’occasion de rassasier notre manque d’escalade accumulé les derniers mois et une envie irrésistible de highline. Aux côtés de James Clulow notre hôte à Wanaka, nous avons partagé ce bon temps entre amis avec son frère et sa femme, Sean et Candy, sa petite amie Georgi et deux amis grimpeurs Marco et Ralf. Disposant ainsi d’amis sur-motivés et de cailloux à volonté, nous étions confiant sur la qualité des efforts à venir.

Depuis maintenant de nombreuses années, le Wanaka Rock Climbing Club se veut assez virulent pour ce qui est boulonner les rochers le long de la route qui mène au Rob Roy Glacier. Tous les ans de nouvelles voies d’escalades sont ouvertes, il ont donc trouvé l’idée naturelle lorsque nous sommes venus leur demander de nous prêter leur perfo pour poser les points de nos futures highlines à Hospital Flat. Restait encore à définir où nous allions les poser. James avait dans l’idée tendre une slack depuis un rocher nommé Tombstone, le cailloux vedette de toute la zone, figure de proue des grimpeurs de la région. Mais je le trouvais malheureusement un tantinet trop bas. Si nous ne trouvions rien de mieux, ça nous ferait toujours une roue de secours pour une highline de 25m facile d’accès. Cependant, après avoir essayer de me frayer un chemin dans le bush et les fougères, entre les rochers et les trous bien cachés pour y chercher d’autres gaps comblant nos attentes, j’ai reconsidéré mes avis sur la line de Tombstone… finalement cette low-highline sera parfaite pour un photoshoot en soirée! La bonne surprise est arrivée lorsque nous sommes allés grimper à Cattle Yard, un bouquet de rocs à l’accès escarpé et glissant taillé dans les fougères, qui avait plus de ressemblance avec une piste de chevreuil qu’un sentier baliser du Club Vosgien. Néanmoins, arrivés en haut, deux blocs massifs se dégageaient de la montagne, laissant entre eux une vingtaine mètres de distance pour notre plus grand bonheur. Nous pouvions, d’ici, apprécier la vue sur les montagnes environnantes et sur le Lake Wanaka. Avec sous le coude deux highline, un perfo et de quoi installer les ancrages dont nous aurions besoins. La partie était engagée.

Nous avons commencé par poser les ancrages à Cattle Yard, ce qui nécessitait un effort logistique plus important avec une quantité toujours impressionnante de matériel à transporter. Le perfo et ses batteries, des kilos de cordes, de sangles et de ferraille, le matériel photo, des vivres et j’en passe. Reste aujourd’hui des souvenirs de ces moments de pure bonheur à ramper sous nos sacs au bord de l’explosion dans la boue du « sentier ». L’accès rebutant de Cattle Yard nous aura au moins permis de laisser le matériel en place pour plusieurs jours, nous évitant de nombreux aller-retours en mode mulets. Une fois la slack et le back-up en place, nous avons fait un rapide aller-retour pour poser les points sur le second spot tant que nous avions le perfo en notre possession. Une heure plus tard, nous avons procédé à la mise en tension de notre nouveau jouet, histoire de tester la line avant la nuit. James aura attendu le lendemain pour réussir à traverser la slack, un record personnel battu pour notre jeune ami.

Le temps de patienter deux jours de mauvais temps et nous étions de retour à Cattle Yard où nous hésitions toujours quant au nom que nous allions lui donner. Certainement un nom en accord avec le faucon qui était venu nous épier pendant que nous percions les trous des ancrages. La journée s’est passée à grands coups de traversées et de tricks sous le cagnard pour qu’au moment ou nous allions pour la dernière fois détendre la slack, un faucon s’en est venu se poser dessus. Aussi intrigué qu’il l’avait été toute la journée en nous épiant de loin. Plusieurs minutes se sont écoulés comme ça, émerveillés par ce spectacle si inhabituel. La line avait trouvé son nom Falcon Takeoff

Pas moins de deux jours plus tard, nous remettions le couvert, cette fois à Tombstone. Assommés par une journée passée sous un soleil de plomb (encore une), nous auront mis autant de temps à mettre cette low-highline en place que la précédente… La disposition des rochers, la hauteur réduite laissait pourtant présager un set up rapide et efficace. C’était sans compter sur notre aptitude à persévérer dans la médiocrité. Mais passons rapidement sur cette sombre partie de l’histoire. Finissant à la tombée du jour, je me suis tout même alloué une petite traversée pour la forme, sachant bien que son heure viendrait le lendemain. Nous n’aurions pas galéré pour rien, j’aurai ma photo de highline de nuit!

Pressé par le temps, James qui partait pour l’Europe quelques jours plus tard à passé sa journée le nez dans ses préparatifs alors que nous profitions encore un peu des voies d’escalades ombragées de Roadside avec Sophie et Ralf. La fin d’après midi approchant, je me suis dirigé vers Tombstone afin d’être près pour prendre une série d’images avec les derniers rayons du soleil. Mais mon « model » étant à la bourre (un état dans lequel il semblait ma foi se complaire) j’ai posé mon appareil en mode intervallomètre et suis parti pour quelques traversées solitaires. James m’a rejoins juste à temps pour, d’une : traverser la slack et de deux : faire ces photos pour lesquelles je trépignais d’avance. C’est donc dans la quasi-obscurité que j’en renvoyé Mr James sur la highline pour une dernière série d’images. Pas la pire des punitions… James nourrissant le projet de cette line depuis un certain temps, il eu le privilège la nommée. Si j’imaginais un nom en rapport avec la pierre tombale géante qui nous servait de support, mon partenaire à opté pour un nom reliant nos deux contrées par le biais d’un jeu de mot usé mais efficace : Hell’s Ass Connection (comprenez Elsass pour non-initiés)

Nous auront donc passé deux semaines à traîner nos basques entre Wanaka et Hospital Flat. Ce petit séjour nous aura aussi permit de rencontrer de nouvelles têtes – ça n’arrête pas! – et passer d’inoubliables instants de grimpe, de slack, ou tout simplement de vie. Je suis parti pour revoir James, en qui j’ai trouvé un vrai partenaire de jeu, mais très certainement aux alentour de la maison cette fois. Chacun son voyage. Pour la suite du mien et comme je l’ai dit en guise d’intro, mon corps réclame un répit mérité. Ce que je pense lui offrir afin qu’on puisse se réconcilier, au moins pour quelques temps. C’est pas ça mais je ne voudrait pas trop me braquer avec lui. On a encore du boulot tous les deux.

Pour d’autres aventures slacklinesques sur les Terres du Milieu :

HukaFlash Highline vite fait bien bien faite!

Pendant ce temps là à Wanaka… Ça slack


Huka Flash – Highline Vite Fait Bien Faite

Un petit post rapide en marge du trip, pour noter qu’une nouvelle highline a été ouverte en Nouvelle-Zélande.

Les Huka Falls, le spot « naturel » favori dans le coeur des touristes d’ici et d’ailleurs, aura été ma seconde expérience de highline en Nouvelle-Zélande. Arrivés après la fermeture des portes (du parking…), le set up aura été assez simple, barrière d’un côté et un arbre de l’autre (d’aucun l’auront trouvé maigrichon, mais bon…). Une fois tendue comme il se doit (bien qu’un peu loosy), j’ai posé les scotch au dessus des cascades au débit assourdissant, avant de me lancer. Flashée du premier coup. Ça c’est fait. Comme j’étais seul, j’ai traversé quelques fois pour les photos et zou : set it down. C’est quand même moins drôle sans copains…

Pour d’autres aventures slacklinesques en Terres du Milieu :

Usure Physique et Jouissance Mentale – Wanaka Highline

Pendant ce temps là à Wanaka… Ça slack


Honeck Ta Mère (Highlinus Vulgaris)

Et voici les Bad Slackliners qui débarquent au pays de la choucroute et du vin blanc pour s’amuser sur une highline aussi vosgienne que nos vaches. Julien, Jelena et Tancrède nous ont rejoins la semaine dernière pour inaugurer ce qui devait être « notre » première highline en Alsace. (une sombre histoire raconte qu’une highline aurait déjà été tendu dans les contrées bas-rhinoises donc on ne peut pas vraiment appeler ça « LA » première)

Après une petite semaine à se nourrir copieusement de mets en voie de péremption, à grimper tous les cailloux passant sous notre chemin, à tournoyer au dessus d’une jumpline en back flip et front flip (Julien a trouvé un système astucieux pour ne pas se faire mal, un peu comme un benji pour les enfants…), la finalité de leur séjour « à la maison » ne pouvait être qu’une agréable session highline. Pour ce faire Damien et moi sommes allés un peu plus tôt repérer les lieux du côté du Honeck. La Martinswand s’est avérée être le spot idéal pour ces réjouissances funambulesques.

Voilà pourquoi, motivés et heureux de la semaine passée, nous sommes montés sur les crêtes pour y installer deux belles lignes donnant sur la plaine . Damien et Charles de slack.fr se sont aussi joint aux festivités. Au final nous étions un bonne bande de Bad Slackliners à s’amuser sur deux highline, la première nommée « Soleil Fuyant » de 15 mètres, partant du sommet du Petit Servain et la seconde, « Ho!Neck-A-Mouk » (tant de finesse) d’environ 25 mètres, tendu plus haut dans le site et bien moins gazeuse. Tout le monde avait de quoi y  trouver son compte. Julien, Jelena et Tancrède étaient contents de ne pas avoir à gravir un sommet à 4000m avant de highliner (ce que leur changeait un peu des dernières expéditions à Chamonix), Damien et moi étions contents d’avoir ouvert un spot accessible pas loin de chez nous.

Une expérience pas encore renouvelée, mais qui ne va certainement pas tarder. Avis aux amateur qui n’ont pas pu venir.


We Want You to Slack!

Enrôlement massif de jeunes slackineurs prêts à en découdre.

Ce dernier jeudi, notre petit groupe de slackeurs (composé de Julien, Jelena, Tancrède, Antoine et moi) s’est retrouvé à Tignes sous les bannières de Slack.fr et des Bad Slackliners pour une démo de highline et une initiation à la slackline.

La journée a commencé par l’installation de la highline entre deux immeubles du Val Claret. D’un côté, un pilier de balcon à la résistance douteuse nous a convaincu de faire un back-up  supplémentaire, entourant ainsi tout un pan de mur de l’appartement. Juste au cas où… De l’autre côté, c’est une cheminée qui a fait l’unanimité, elle aussi assurée à sa consoeur et voisine, postée quelques mètres en arrière. Ce qui ne se voit presque pas sur les photos, c’est que la moitié de la slack passait au-dessus du toît, où étaient disposés, tel des pieux infectés dans Indiana Jones, une rangée de trois énormes spots et leurs socles saillants. Mais ce détail ne semblait poser problème qu’à moi. J’en donc fait abstraction par souci d’intégration. On est pas des mikey quoi?!

Pendant ce temps, la deuxième partie de l’équipe s’affairait à installer les slacks débutantes et la jumpline. Ces trois lignes auront eu le succès qu’elles méritaient au près des kids. Le flot ininterrompu de gamins de tous âges en témoignait. Notre mission était des plus simple, assister les enfants en tendant une main se voulant rassurante et stabilisatrice, encourager les troupes et gérer le flux de futurs slackeurs. Les plus motivés, poussés par les « G.O. » que nous étions, ont pu poser leurs premiers tricks en équilibre sous les appareils photos des parents ravis. De quoi fidéliser les futurs slackeurs.

Le temps devenant de plus en plus menaçant, nous avons avancé la démo de highline d’une heure. Le format proposé par le speaker le hype de la Tarentaise (j’ai nommé Sergio) était de tous nous faire passer tour à tour en highline en y intercalant les démos de jumpline. La pluie qui était prévue pour la soirée, est malgré tout arrivée assez tôt pour nous pousser à interrompre notre petit jeu, nous obligeant à remballer le matériel sous l’eau. Le public, lui s’est très vite dispersé, laissant enfin les slacks a notre disposition. Alors mouillés pour mouillés, Antoine et moi en avons profiter pour évacuer le stress de cette journée (Ô combien dure journée!!) sur la jumpline.  Des vrais gamins ces Bad Slackliners!!


There’s a Natural Highline Blowing Through the Games…

La dernière semaine de Juin était réservée depuis longtemps dans mon agenda. Celui où se battent les quelques griffonnages que je pense à y noter. Millau Natural Games 2010 Highline, voilà ce qu’on pouvait y lire.

Un second opus des Natural Games (option highline) pour moi, où toute la famille Slack.fr s’était donné rendez-vous. A savoir Damien et Charles les « Men at work » de Slack.fr, ainsi que Julien, Jelena, Sophie, Seb, Antoine et Tony les fidèles du team.

Deux belles journée de grimpe ont précédé le début de l’installation des highlines. Le secteur d’escalade du Boffi s’est avéré un spot idéal, puisqu’il rassemblait plusieurs highlines partant d’un seul et même endroit. L’accès était plus aisé que l’an passé dans les Gorges de la Jonte et les voies d’escalades s’étendaient sous nos pieds dans les falaises de calcaire.

Une partie du team s’était occupé de repérer et de préparer les différentes highlines quelques mois plus tôt. Ce qui a nettement accélérer le processus de mise en place des premières lignes.

Au soir du mercredi, nous pouvions tester la 25 et la 26 mètres. Au matin du jeudi, la 12 mètres fut prête alors qu’un incident technique à tenu Seb en haleine jusqu’à midi pour finir de tendre la 40 mètres. L’après-midi passa et les highliners invités commencèrent à arriver au compte-goute. Andy Lewis fut un des premiers. Il parti sereinement, le leash noué à la cheville, traverser la 26 mètres, avant de se lancer en solo sur la 25. L’ambiance était posée, « à l’américaine », bien qu’Andy soit revenu un peu pâlot de sa performance…

Le soir, le camping commença à prendre ses allures de festival et notre campement des allures de village. Tous regroupés, nous avons pu profiter des repas collectifs, où l’on parle de slack, de highline et de grimpe, chanqu’un motivant l’autre pour lendemain.

Le vendredi passa sous le signe de la photo. Mais avant tout, il débutât tôt. Très tôt. Notre team Slack.fr avait projeté un shooting aux aurores avec une petite mise en scène panoramique. Nous avons donc pris notre petit-déjeuner en profitant du lever de soleil sur les falaises du Boffi. Attendant que les rayons du soleil éclairent les highines pour commencer à shooter. Et comme le matin avançait, les slacker commencèrent à affluer. Tous les potes venus du monde entier étaient là en train de profiter du spot et j’ai pu crapahuter dans les broussailles à la recherche d’angles originaux. Julien, Jelena, Hugo et Andy, quant à eux, se sont concentrés sur la mise en place d’une highline pour le moins massive. Autour de 85 mètres de long. Un bon défi, auquel je n’ai pu apprécier que le premier round. Costaud.

En plus du highline et des photos qui vont avec, ce retour aux Natural Games aura surtout été l’occasion de revoir de très bons amis, dont Hugo, avec qui nous étions parti en road trip dans le Verdon (post du 18/08/09) et bien d’autres avec qui j’avais partager de bons moments l’an passé. Une trop petite semaine qui s’est terminée – invariablement – par l’appel du boulot et un retour en Alsace pour le samedi matin. Mais pour la plupart des potes que j’ai laissé là-bas, je les reverrai sous peu à Tignes en fin Juillet ou certainement un peu plus tôt.

Merci encore à Damien et Charles pour nous faire rêver comme vous le faite.


Crazy Branch Quest – Story of a Highline and Base Jump Trip

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Oui oui, la « Folle Quête de la Branche  » Je la sens encore me caresser délicatement le rectum, la branche. Si tout le monde connaît l’expression du « cul bordé de nouilles », Hugo et moi avons fait les frais de l’antithèse de cette dernière. Matérialisée en une nouvelle expression qui souligne une malchance récurrente et un sentiment de viol profond de la part du destin : « Ouch I feel like a fuckin’ branch in my ass!! » (Aïe, je sens comme une grosse branche dans mon derrière!! pour traduire gentiment)

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Les premiers symptômes de « La Branche » sont apparus sur le site d’escalade de Guebershwihr, alors qu’Hugo, Damien et moi tentions désespérément d’installer une highline dans la vielle carrière. Après une nuit à percer des trous dans les rochers au marteau et au forêt (vous remarquerez que l’outil situé derrière le forêt, qui n’est habituellement pas un marteau, nous manquait cruellement), nous avons découvert le lendemain matin à notre grand regret que les ancrages ne prenaient pas dans le grès trop friable. La défaite fut totale – elle l’était déjà pour dire vrai – quand nous avons découvert que nous avions autant de longe que de perforateur. Pour les néophytes, les longes servent d’intermédiaires entre la slack et les ancrages, on peut donc les considérer comme indispensables. Ce jour là elles étaient plutôt introuvables. L’entreprise de la highline alsacienne s’arrêta donc à se stade alors que la Folle Quête de la Branche prenait son élan.

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Le lendemain, Hugo et moi avons pris la route en direction des Gorges du Verdon après s’être rendus compte que nous n’avions ni goujons, ni plaquettes pour poser les ancrages de notre future highline. Et le lundi n’est pas propice aux achats de dernière minutes par chez nous. Bien conscients du détour, nous étions prêts à nous rendre à Marseille pour acheter le matériel au Vieux Campeur le lendemain matin avant de retourner dans le Verdon. La branche s’est faite brindille pour un temps, alors que Julien nous annonçait que nous pouvions passer à Die où il venait de se faire livrer exactement le matériel qu’il nous manquait. Une bonne nouvelle que je j’ai transmis immédiatement à mon copilote brésilien dans un anglais impeccable : « Okay Hugo, don’t worry about the anchors, we are going to Die » (Ne t’inquiète pas pour les ancrages, nous allons à Die/mourrir, vous noterez le jeu de mot des plus subtil)

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Après une nuit passée à Die, nous avons repris la route à travers le Vercors en direction du Verdon. Le traffic routier des vacances scolaires sonne comme quelque-chose de lointain pour moi qui n’ai pas vraiment pour habitude de me rendre dans les hauts lieux touristiques comme le Sud ou bien… le Sud. Et bien ce jour là, il a sonné beaucoup trop près de nous. La remontée des gorges fut-elle ponctuée de nombreuses insultes – toujours courtoises – sur fond de « Kill all the Assholes » et « The Song That Don’t Go Fast » de S.O.D.

Julien et Jelena nous attendaient tranquillement en siestant dans leur camion sur un petit parking de la route des crêtes, à deux pas des spots de highline que Ju avait préalablement repérés. Ne restait plus qu’à définir lequel nous convenait le mieux. Après mûres réflexions, notre choix s’est porté sur un spot en forme de fer à cheval avec 125 mètres d’à-pic pour 28 mètres de long, facile d’accès et surmonté d’une croix. Une grosse croix faite avec deux grosses branches!

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L’installation de la highline sonna le retour triomphale de la branche et de nos irritations annales. Les Gorges du Verdon étant un spot réputé pour l’escalade, les parois sont relativement bien fournies en plaquettes et ancrages divers. Nous avons donc décidé d’utiliser des ancrages déjà existants afin de se faciliter la vie et de gagner du temps. Mais la branche ne le voyait pas de cet oeil… A la première mise en tension, Hugo et moi tirions comme deux mules sur les poulies pour tendre la sangle de White Magic aussi dur que possible, quand un petit « cling » retint notre attention. Jelena et Ju, de l’autre coté du précipice, affichaient la même expression d’incrédulité que nous. Un ancrage devait avoir bougé, c’était la solution la plus plausible. Nous nous sommes remis au turbin, toutes veines dehors pour entendre cette fois-ci un « Cling-Shlack-Clong » auquel ni Hugo et moi n’avons prêté attention. Peut-être parce que nous venions d’être projetés à terre (ou plutôt à rocher pour Hugo) par la highline qui venait de lâcher. Pour être exact, ce n’était pas la sangle qui a cédé comme le croyait Hugo, mais un maillon qui la retenait à la poulie. « Ouch! The branch hurt me so bad!! » Ca aurait pu s’arrêté là… Mais non. Quand la branche est dans la place, elle y reste. Ce qui aurait pu n’être qu’un malheureux contre-temps, s’avéra être la fin tragique et prématurée de la White Magic : En cassant le maillon lui infliga ce qu’on appelle communément dans le jargon scientifique : de vilains impacts. C’est Julien qui nous sauva encore une fois la mise en nous prêtant une sangle. Un poil trop élastique, mais le temps n’était pas aux jérémiades.

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L’installation se fit le lendemain non sans quelques  manifestations de notre inséparable branche. L’élasticité de la slack nous fit retendre la highline trois fois avant de pouvoir enfin imagier poser un pied dessus. Comme Hugo ne donnait pas l’impression de vouloir se lancer, je fut le premier à enrouler le huit autour de mon baudrier pour tester la line. Quelques pas et je lui offrais son premier leash-fall (entendez une bonne grosse chute des familles). Comme prévu, la highline était bien plus souple qu’elle n’aurait du l’être et après plusieurs minutes de combats intenses, j’ai passé le flambeau à Huho qui arriva non sans peine à la moitié de la slack. Ce fut ensuite le tour de Julien qui lui aussi s’infligea de nombreux leash-fall avant d’arriver à la moitié. Le jeu était lancé et la branche semblait s’être calmée. Julien fini par la passer, juste avant que le satané bout de bois ne frappe à nouveau. Hugo eu à peine le temps d’ouvrir la bouche que  je sentis quelque chose s’échapper de la poche arrière de mon pantalon alors que prenais ma dernière chute. « Dude, your keyyyyyys » et je les voyais tomber dans la pénombre des arbres quelques centaines de mètres plus bas. Un joli trousseau pour dire vrai, clés de voiture, de maison, cave, portes d’entrées, avec un chouette leash vert fluo. Ouch, la vilaine branche!

Julien, accompagné par toute la bonne volonté du monde, descendit la falaise en rappel pour y chercher vainement ce qui devait être perdu pour de bon. Depuis le bord, quelques cent mètres plus haut, Hugo et moi observions la tache de lumière perdu dans la nuit en essayant de le guider du mieux possible. Enfermés dehors. Nous y étions presque. Mais je ne sais pas par quelle heureuse coïncidence, j’avais laissé les fenêtres de la voiture entre-ouvertes. La bonne vielle technique de la tige métallique fonctionna à merveille nous offrant accès à quelques ustensiles des plus utiles pour passer une nuit agréable comme un duvet, ou une mousse de sol pour faire simple.

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C’est donc à pied que Hugo et moi avons descendu la route des crêtes en direction du premier belvédère  surplombant les gorges dans le soleil levant. Les yeux encore un peu vitreux et la démarche chaloupée, nous marchions vers un des nombreux départs de base jump. Le saut de la veille avait été un peu court et le singe volant qui m’accompagnait était bien décider à en trouver un qui donnait directement sur le fond des gorges. Comme le hasard fait bien les choses et que la branche maudite ne semblait pas être d’humeur matinale, notre route croisa celle d’un petit groupe de base jumpeurs français qui en étaient déjà à leur troisième saut de la journée. Une belle occasion de connaître un peu mieux les bons coins. C’était parti pour un petit déjeuner sous forme de 300m d’à-pic. Le saut fut tellement long que la séquence de mon D300 satura avant même qu’il fasse mine d’ouvrir son parachute. Le nez dans le vide, je le regardait atterrir en me demandant pourquoi je ne m’était pas encore mis à la chute…

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Le dernier jour dans les gorges arrivait tranquillement comme nous contions les scorpions cachés sous nos matelas. Un jeu plutôt marrant que j’ai gagné avec trois d’entre-eux d’un coup. La journée passa aussi tranquillement qu’elle était arrivée, entre base jump et highline – des activités relaxantes et décompressantes au possible comme vous le constatez. Le service « SOS-Clé-pour-les-victimes-de-branches-vicieuses » arriva dans l’après-midi. Reno et Sophie, arrivés de Marseille avec le double des clés de la voiture, ne parurent pas aussi émerveillés que nous l’étions lors de notre démonstration d’ouverture de portière à l’ancienne. Numéro pourtant bien rodé. Le bruit du moteur vrombissant annonçait notre départ imminent et nous avons dû dire au revoir au si chaleureux parking qui nous avait accueilli durant les trois derniers jours. La suite du voyage allait nous conduire à Marseille pour une water line et un petit saut de base sur les falaises de Cassis. Mais pas trop vite quand même. Avant tout, il nous fallait se perdre un peu dans la campagne varoise et manquer de 10 minutes la fermeture du Mc Donald’s de Barjols. On le savait, la branche ne nous quitterai pas si facilement.

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Tout était calculé. Le timing, la disposition du soleil, le temps. Nous avions même repéré et testé le spot idéal pour notre shooting de water line. La journée de dimanche aurait dû se dérouler comme ceci : 7h30 base jump à Cassis, 9h30 – 10h arrivée aux Calanques de Sugiton pour la water line, 10h à 12h shooting intense, 13h retour à Marseille pour éviter la marée de touristes affluant dans les calanques comme dans tous les endroits pourvus d’eau fraîche. Mais vous avez bien lu « aurait dû », car la branche ne pouvant nous laisser achever le trip sur un air de victoire, frappa aussi massivement que profondément à 8h02 précisément. L’instant même où Hugo toucha le sol lors d’un atterrissage trop violent pour être innocent. Instantanément avalé par les buissons, je ne voyais plus que sa voile. Mon souffle repris lorsqu’il lâcha le bon gros OOOOOooouuuUUUUuGGGGhhhhHHH qui annonçait qu’il était entier. La surprise arriva un peu plus tard quand on le vit descendre une ruelle du village en clopinant. Rien de cassé, mais suffisamment douloureux pour  écourter notre programme qui sonnait si bien. Ce coup-ci, la branche avait porté son coup de grâce et nous avions fini de jouer. Il ne restait plus à Hugo qu’à trouver un moyen de rentrer à Barcelone et de rentrer en Alsace avec Sophie pour ma part. Sans remords. La semaine aura été mémorable.

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Malgré tout, on peut constater que ce trip entre l’Alsace, le Verdon et Marseille a prit des airs de réelle aventure avec toutes les galères qui n’ont fait que rendre les bons moments encore plus appréciables. Un peu comme toujours en fait. C’est pour ça qu’on y retourne, après tout. « Dude? Do feel the branch anymore? I think I will miss it »

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Vidéo Natural Games Millau 09

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Voilà la vidéo des Natural Games de Millau.

http://www.kewego.fr/video/iLyROoafM1nG.html

la dernière partie (min 15) parle slack et du highline avec en prime une petite interview de votre serviteur.

Enjoy


Millau Natural Games Bring Me High

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De retour des Natural Games de Millau, la transition avec mon écran d’ordinateur est rude. Alors que je pensais retrouver la fraîcheur d’un climat alsacien (par définition humide aussi) je cuis sous les combles de mon bureau en ressassant les images de quatre jours de slack et de highline. Ce week-end en Aveyron a été comme tout les rendez-vous signés Slack.fr, un condensé de bons moments et de rencontres folles. 

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Pour l’occasion, trois highlines ont été tendues sur le Cirque des Vases dans les Gorges de la Jonte. Une petite de 10m, une « moyenne » de 45m et une longue de 60m. Pour l’occasion, Michi et toute l’équipe on tendue la highline la plus longue jamais tendue. Mais un tel tel monstre n’allait pas sans les autres monstre pour lui marcher dessus. Pour l’heure, Damien a réunit le gratin mondial du slack et du highline, à savoir Andy Lewis, Michi Aschaber, Damian Cooksey, Libby Sauter, Hugo Langel, Reinhart Kleindl  ainsi que toute notre petite équipe frenchies. On a eu la joie de rencontrer aussi un team de slackeurs Belge qui ont démontré pas la sangle qu’ils n’étaient pas complètement manchots.  Du coup, la motivation était à son comble et si certain n’avait pas l’air déprouver de grosses difficultés à survoler les highlines, d’autre se sont acharnés sur la 45m avec plus ou moins de conviction. Un gros big up à Ju qui a fini pas la passer pour fièrement la nommer l’Inespérée.

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Beaucoup de rencontres donc durant ces quatre jours de folies. La communauté s’agrandit d’année en année avec à chaque fois de nouvelles personnes toujours plus passionnantes et pleines de ressources. C’est une des facette qui donne au slackline cette convivialité et ce goût de reviens-y. Aujourd’hui en France, au USA, au Brésil,en Norvège, en Autriche ou en Allemagne, chacun se concentre sur sa sangle, méditant  ou cherchant un tricks. Et demain, on se retrouvera de nouveau pour tout mettre en commun et faire avancer la discipline. It’s all about balance, comme dirait l’autre…

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On est des funambules de la montagne!!

Ça y est, le reportage télévisuel tant attendu est passé sur nos petits écrans aujourd’hui à 13h. Petite déception quand même en ne voyant Jean-Pierre Pernaut présenter l’édition. Mais, on ne peut pas tout avoir…

Le reportage est toujours visible sur le net en allant sur le lien suivant : http://videos.tf1.fr/jt-13h/ce-sont-les-funambules-de-la-montagne-4447037.html

Alors les amis : ENJOY


TF1 Moins le Mariolle, Hein ?!

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Et voilà, on est de retour à la maison après trois jours sous le signe du highline. Comme prévu, notre petite bande de funambules est retournée sur les lieux de notre dernière highline pour les beaux yeux de la télévision nationale. 

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Nous sommes arrivés mercredi sur le parking des tours St-Jaques, et sitôt le matériel déchargé, nous avons grimpé les tours que Julien et Jelena avaient équipés pendant l’après-midi. Aux alentours de 20h, alors que la populace regardait le JT sur TF1, Julien, Micka et moi étions pendus dans le vide pour tendre notre highline. Trois heures plus tard, alors que le couché de soleil rougeoyant qui laissait présager une belle journée à venir avait définitivement disparu, nous étions toujours dans la même position, peaufinant les derniers détails de l’installation à la lueur de la lune et des lampes frontales. Soixante-dix mètres de rappel plus bas, nous avons enfin entamé la descente vers le parking où Jelena et Tancrede nous attendait autour du feu de camps.

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Le lendemain matin, après un réveil difficile et un bon petit déjeuné, nous sommes tous remontés sur notre perchoir en attendant Damien et Sebastien qui allaient nous rejoindre avec l’équipe de tournage de TF1. Profitant de notre avance, nous avons commencé, un à un à tâter la slack et à faire nos premières traversées de la journée avant de voir le reste de l’équipe arriver. Pascal, Thierry et Floriant, les trois journalistes nous ont avoué une fois arrivés au sommet qu’ils étaient habitués à des sujets plus traditionnels et surtout plus facile d’accès. La chaine de télé n’a donc pas de montagnards prédestinés à faire les reportages un peu engagés. Ça répondait à une de nos grandes questions. C’est donc avec un malin plaisir qu’on leur a annoncé qu’ils allaient eux aussi traverser la highline car le chemin du retour se situait de l’autre côté. Pas plus rassurés que ça au départ, le fait de nous voir nous promener sans souci sur le sommet des tours à dû les aider à se sentir un peu plus à l’aise. Une fois que tout le monde a fait connaissance, nous avons pu attaquer le gras du sujet, envoyer du highline devant la caméra. Nos trois compagnons n’ont pas étés déçus du voyage alors qu’on se relayait sur la slack à tour de rôle. Tancrede quant à lui  a presque fait du leash-fall une discipline à part entière (voir photo 2) L’après-midi était déjà bien avancée quand l’envie prit notre équipe de télé d’aller filmer depuis le bas de la falaise. Seb et Micka leur ont donc gentillement montré comment allait se passer le rappel de 70 mètre par lequel ils allaient redescendre. A ce moment précis, on faisait moins le malin chez TF1. Damien a su immortaliser cet instant d’une de ces expressions dont il a le secret : « TF1 dans son froc »  On en était pas très éloigné.

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On a terminé la journée tous ensemble autour d’une bonne table de pizzas et d’assiettes fraicheur dans un petit restaurant de Gruffy où les tarifs exorbitants devaient compenser le manque de clientèle. Un moment tout de même très agréable où nos parisiens nous ont laissé entendre qu’ils étaient plutôt contents de leur journée à tendance extrème. Il y en a qui auront de quoi raconter au bureau lundi prochain.

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Between The Towers

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Voici un titre éloquent pour cette dernière highline faite à la fin du mois de mai aux Tours St-Jaques dans les environs d’Annecy. Mon retour en Alsace et la dose de photos accumulées dans mon ordi ont fait que mes posts sur le blog ont légèrement perdu en fréquence, mais après tout, c’est l’inter-saison!

 

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Mais revenons un peu sur cette dernière highline. L’initiative émane encore une fois des hautes sphères du slack, à savoir Slack.fr derrière quoi se cache Damien Mercier. Ce n’est pourtant pas lui qui a découvert et monté pour la première fois cette line. Le mérite revient à Eric Leger et Sebastien Brugalla qui pour leur coup d’essai voulurent un coup de maître. Il y quelques mois, en grimpeurs émérites, ils sont montés au sommet des tours pour fixer leur première highline. Un bon défi s’il en est, quand on voit leur disposition et l’accès plutôt limité au spot. « Tiens? Si on essayait d’en tendre une là, entre ces deux tours de 70 mètres. » « Oh Bonne idée! »

Bref après une escapade dans les pierriers, nous avons gravi les quelques 30 mètres de falaise qui nous séparaient du sommet avec le matos photo et quelques recharges de bière (important pour les sports à risques où la concentration est de mise) pour rejoindre la dream-team, déjà occupée à jouer aux funambules. Comme une highline Slack.fr n’en est pas vraiment une sans vent, il était bien entendu de la partie. Ce qui a rendu le jeu un peu plus corsé et nous a forcé, acculés par la nuit tombante, à remettre nos exploits au lendemain. Depuis notre sommet d’une quinzaine de mètres carrés, il ne nous restait plus qu’à avaler les 70 mètres de rappel (pendulaire SVP) avant de rejoindre le reste du pack de bière et les grillades qui nous attendaient au camp de base. Aux voitures quoi…

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C’est frais et dispo – pas le moins du monde affecté par la veillée au feu de bois de la veille – que nous sommes remontés au sommet des Tours St-Jaques par une belle matinée au ciel bouché et annonciateur de pluie. Ce jour là, la météo et le ciel étaient d’accords, il ne ferai pas beau. Qu’à cela ne tienne, il en faut plus pour nous décourager et malgré les nuages de plomb, le vent était moins dur que la veille. Après mon échec de la veille (la faute au vent bien sûr…), j’ai décidé d’y aller le premier, il en fallait bien un de toute manière. Etrangement le souvenir de la soirée arrosée m’est revenu quand il s’est agit de se mettre debout sur la slack. C’est donc avec des jambes aussi fébriles que ma conviction que j’ai rejoins l’autre rive après une violente lutte contre moi-même. Damien avait l’air aussi en forme que moi lorsqu’il a réitéré sa performance de la veille alors que Julien, transporté par un élan d’inspiration nous a tous bluffés, se promenant sur la sur la highline comme s’il était à un mètre du sol. Il n’en fallait pas moins pour remettre ma motivation à niveau et retourner batifoler au dessus du vide. 

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Début Juin, nous retournerons aux Tours St-Jaques, histoire de ne pas perdre la main, mais cette fois-ci sous les caméras de TF1 qui projettent un petit reportage sur le highline et le slack. Hé oui, ils vendront leurs âmes pour quelques minutes dans la boiboite du salon, vendus! Hmm… T… F… unnnnnn. 

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Les Fils de Thor

 

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Nous sommes arrivés, vaillants aventuriers, par terres et par mers, au pays des fjords mystiques, des trolls et des gnomes, et des dieux scandinaves. Ces derniers qui auront su nous soumettre aux dures épreuves destinées aux nouveaux arrivants sur les terres légendaires de la Norvège. 

Après un long périple, s’enfonçant dans les hauteurs de l’Europe, nous sommes arrivés à destination, dans la petite ville de Lysebotn, dernier retranchement du Lysefjord. Nous avons laissé là la gigantesque monture qui nous servait de toit pour partir armés de courage et d’une sangle au pouvoir mystérieux. Nous étions prêts à défier les Dieux antiques pour arriver à l’endroit où nous attendait la plus rude épreuve que nous ayons pu imaginer pour mériter devenir les Fils de Thor. Nous allions devoir marcher au-dessus des fjords, nous élever entre terre et mer, luttant contre le vent et le vide.

 

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Mais les Divinités du Nord sentirent notre détermination et virent en nous la flamme brûlant les héros qui tutoient les Dieux. Ils nous mirent face aux épreuves qui auraient découragé mille fois les tout-venant et les usurpateurs. Mais nous avons su rester solides et forts devant le confinement, la tempête et l’attente. Maintes fois les esprits des Dieux enfouis ont soufflé sur notre campement qui, attendant le jour du passage, manquait de nous déraciner de notre but, vaincre Kjerag et sa falaise. 

 

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Puis, au matin du cinquième jour, alors que la neige de la précédente tempête avait recouvert le paysage d’un drapé immaculé, nous avons su saisir le message qu’Odin lui-même nous envoyait. Les foudres de Thor avaient cessé pour que commence notre dernier et plus grand défi. Lutter face à l’espace, déjouer le vide des falaises de Kjerag, flotter sur la ligne fine qui séparait les hommes du royaume de Dieux. Alors que les nuages se dissipaient, laissant émerger l’immensité du fjord qui s’étendait au-dessous de nous, un à un, nous avons posé nos pieds sur le vide du Lysefjord, se jouant des mille et un mètres nous séparant de la surface irisée des eaux froides des mers Novégiennes. La lutte fut rude pour atteindre la rive opposée, consécration de notre périple, mais nous avons tous su contenir la peur au plus profond de nous. Nous marchions sur ce filin divin, oubliant jusqu’à notre identité, concentrés sur l’équilibre précaire qui nous procurait la sensation unique d’être libérés de tout et prisonniers à jamais entre deux amarres. Alors que nous s’entions l’échec à jamais vaincu des cris de soulagement et de joie emplirent le fjord et résonnent encore entre les falaises de Kjerag. Posant sur nous un reflet d’immortalité emprunté aux puissances qui dorénavant veillent sur nos destinées.

Voici contée l’épopée qui donna le nom de Ragnarök à la plus haute et la plus longue highline jamais tendue à ce jour.

 
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