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Slackline

Back to Millau – Natural Games 2015

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L’équipe Slack.fr était une fois de plus à Millau pour mettre l’ambiance avec ses slacklines. Le déclencheur du Nikon D4s résonnait de part et d’autre des Gorges de la Jonte afin de m’assurer un contenu numérique pour de futurs travaux. Pourtant, de temps en temps, un léger clic presque inaudible rompait le claquement habituel et figeait quelques images sur la pellicule du M6. Une fois n’est pas coutume, le Leica était chargé de couleurs. Pour la simple et bonne raison qu’en bon gestionnaire de mes stocks, j’étais à sec de film noir et blanc… J’ai donc attrapé une poignée de pellicules AgfaPro achetées déjà périmées il y a presque 10 ans et croisé les doigts pour que le résultat soit potable. Honnêtement, je m’attentais à plus de surprises. Peut-être même espérais-je un peu plus de fantaisie. Les dates de péremption ne sont plus ce qu’elles étaient…

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Rock The Line – Design et plus si affinité

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Cette année fut celle de la première édition du Rock The Line organisé pas Slack. Ce Jumpline Pro Tour à la française comptait 6 dates à travers l’hexagone pour finir en beauté à Millau lors des Natural Games. Nous voulions donner une identité plus forte à ce qui était l’an passé un simple championnat de Jumpline.

J’ai donc commencé par créer une poignée de logos et une fois fixé sur le bon, j’ai pu adapter le design à des poster, t-shirts, banderoles et autres support de com.

Mais non content d’en être arrivé là, je me suis lancé un objectif supplémentaire, et non des moindres, comme j’allais m’en rendre compte. Mon travail au sein de Slack me donne l’opportunité et la liberté d’entreprendre des créations quelques fois extravagantes (certains l’auront remarqué ici par exemple) et cette fois-ci je me sentais l’âme d’un sculpteur ou d’un modéliste. Si j’ai une vague expérience dans la peinture de figurines Warhammer qui date de mon adolescence, je n’avais jamais mis les mains dans le moulage et ses multiples aspects. Parti sur un moule de main brandi en signe de ralliement de métalleux, j’imaginais déjà mes trophées fondus en aluminium dans le fourneau des enfers de mon pote Dr Gosh. Cependant, les résultats aléatoires et le manque de temps me firent pencher vers la résine. Après quelques déboires avec le temps de prise de l’alginate et le volume de résine nécessaire à remplir ma main (600ml), j’ai finalement réussi à sortir trois moulages acceptables de l’enveloppe caoutchouteuse et visqueuse de l’alginate.

Les choses semblaient rouler quand une contrariété de rien du tout vint enrayer mon entrain. La sous-couche du trophée N°2 ne séchait pas vraiment et restait collante au toucher… Je me suis dit que mon brossage « à sec » aiderai à atténuer cette anomalie. Rien. Ça collait toujours aux doigts. Après une nuit passé devant le ventilo, toujours pareil. Ne me laissant pas démonter et bravant tout bon sens, je me lançais dans le vernissage de mes trophées, pensant naïvement que « bah quand le vernis séchera il n’y paraitra plus » Erreur…

Je désespérais donc devant mes trois trophées, et surtout devant le N°2 qui restait tout collant. Une petite voix me souffla alors de laver le vernis à l’eau savonneuse… C’en était trop. Démontrant par la pratique que le vernis ne partais pas à l’eau et au savon, je me suis laissé emporté dans une frénésie destructrice à grand coup de « Ah tu veux voir ce qui décape le vernis?? regarde! » et vlan, de grandes giclées d’Acétone sont allé rejoindre le trophée N°2 au fond de l’évier. Les énergiques coups de brosses eurent bien entendu l’effet escompté, voir un peu plus que ça même. Je m’arrêtais de frotter alors que l’acétone commençait à ronger la résine.

Retour au point de départ. Je désespérais donc devant mes trois trophées, surtout devant le N°2 qui était tout… blanc sale, gluant et rongé. Il ne me restait alors que deux jours pour trouver une solution avant de prendre la route pour Millau et les Natural Games. Refaire un moulage était impossible, plus de résine, plus de temps… Mais en y regardant bien son nouvel état lui donnait un style « vielle statue de plâtre abandonnée au temps » et en y mettant un peu de glamour, ça pouvait faire illusion. Et illusion ça fît! Je me demande d’ailler pourquoi je me grille à raconter que j’ai foiré mon coup?! « Le blanc? Oui oui, c’était pour contraster avec les deux autres! »

Pour finir en beauté, il ne me restait plus qu’à faire quelques images de la compétition et un rapide montage vidéo à voir ici.

Voici pour l’histoire du Rock The Line 2015 et de ses aventures graphiques et artistiques.


Happy New Year 2015 – On sait réveillonner chez Slack

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Une petite photo d’ambiance pour souhaiter la Bonne Année à tous et à toutes!


Wingsuit VS Highline – Les idées saugrenues de Mr Millot

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Il y a des idées qui prennent leur temps pour mûrir, de ces idées dont on ne se défait pas. Les projets s’enchainent, le temps passe mais elles sont toujours là. Ça va tomber un jour ou l’autre c’est sûr, on les sent venir.

Et un matin, paf. C’est le moment, toutes les conditions sont réunies, l’idée se transforme un projet, et le projet devient une aventure.

A cinq dans la camionnette Slack, le coffre rempli de sangles, cordes, baudriers, matériel vidéo et photo en tout genre, nous faisons route vers Chamonix. La dernière fois que nous y avions mis les pieds tous ensemble c’était pour que Julien passe en wingsuit dans un anus géant. (que j’avais peint en y mettant tout mon coeur) A nouveau, nous visons le Brévent, où plutôt le couloir de l’Ensa.

Le projet qui a germé dans la tête de l’ami Julien consiste à passer sous une highline en wingsuit. Oui, pourquoi pas? On ne s’image pas comme ça, mais ce n’est pas chose aisée que de trouver un endroit qui se prête à ce genre de cascade. Le pauvre Julien a du passer un temps fou à explorer une multitude de spot de wingsuit avant de se rendre à l’évidence, son eldorado était juste sous son nez, au beau milieu du couloir de l’Ensa. Nombreux sont ceux qui sans le savoir avaient déjà pris la trajectoire qui filai sous la highline que nous allions tendre. Il ne nous restait plus qu’à l’installer.

Une fois le camp de base monté sous le sommet, notre caravane de l’extrême s’est mise en route. Tous chargés comme des mules, nous avons contourné les falaises du Brévent pour enfin accéder au couloir, quelques centaines de mètres en contre-bas. Glissades, chutes de pierres et sueur furent au rendez-vous à la descente comme au retour. La ligne d’une cinquantaine de mètres fut tendue juste avant la nuit, le temps pour Julien, Tancrède et Corentin de faire chacun un rapide passage. En face de nous, le Mont Blanc retenait désespérément les derniers rayons de soleil. La remontée se fit dans la pénombre et le diner à la frontale. Nous passerons les détails d’une nuit fraiche, durant laquelle certains constatèrent la limite de leur matériel ou simplement souffrirent de l’absence de duvet tout court. Bref, les premiers rayons du soleil furent plus que bienvenus. Ils finirent de nous réchauffer après la ration de café préparée par Tancrède; qui avait pris sont réchaud, lui. Nous, non. On s’était dit qu’on économiserait du volume et du poids. C’était con, merci Tancrède d’avoir sauvé notre petit dèj.

La tête enfarinée, quoique bien réveillé par la fraicheur du matin, nous avons entamé la descente vers la highline. Le Mont Blanc était toujours à sa place – où pourrait-il aller d’autre? – la tête dans les nuage et les pieds qui chauffaient au soleil. Une place enviable. De notre côté de la vallée, la rosée rendait la descente un peu plus glissante que la veille. Guillaume, chargé de son drone et des caméras qui allaient avec, a particulièrement apprécié le trajet.

Arrivés sur place, nous avons déballé les caméras et appareils photos. Chacun a prit ses quartiers dans des recoins plus ou moins exposés du couloir alors que Freddy et Tancrède zippaient leurs wingsuits au sommet du Brévent. Une distribution de high five aux touristes matinaux et c’était l’envolée royale. Tancrède est passé devant, Freddy le suivait un peu plus haut. Sur la slack, Julien poireautait debout sans bouger, les fesses serrées, tenant bon l’équilibre en attendant que les deux oiseaux arrivent. Les rubalises blanches et rouges flottaient mollement avec la brise qui remontait du couloir. On entendit à peine le bruit des wingsuits, couvert par le drone qui bourdonnait au-dessus de nous. On était presque un peu tendus. Tancrède passa comme une flèche, sous la highline. Freddy décida lui aussi de passer au-dessous, préférant éviter la collision avec Julien. C’était fait. Tout s’était bien passé.

On pouvait maintenant attendre qu’ils recommencent.

Le temps que Tancrède et Freddy fassent la rotation jusqu’au sommet, d’autre potes, habitués à sauter du Brévent, passèrent nous rendre une rapide visite. Mais le temps est compté pour le wingsuiter du Brévent, à 10h30, c’est le tour des parapentistes d’occuper l’espace aérien. Le moment pour nous de démonter la highline, remballer tout notre bordel arriva vite. Restait maintenant à se mettre une bonne suée pour tout remonter au sommet où la benne nous attendait pour redescendre… oui, nous sommes montés pour redescendre? Même si ça a l’air de défier la logique c’était plus rapide et plus facile.

Retour au camion, où Tancrède et Freddy nous attendaient. Congratulations, accolades, nous avons récupèré les rushes des caméras embarquées et c’était déjà le temps pour nous de rentrer à Cons Sainte Colombe. C’est qu’on avait une journée de boulot qui nous attendait.

Big up à Corentin qui a enchainé le Grépon et sa highline dans la foulée et un pensée pour Alex Duncan qui a fait son dernier vol ce jour là.


L’après Natural Games, du rab de highline!

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Une fois les Natural Games terminés, toute l’équipe est rentrée au camps de base, Cons Sainte Colombe. Notre ghetto.

Parmi nos bagages, nous transportions José. Un jeune chilien, invité par Slack pour être le parrain des NG. José Pablo Donoso est doué en slackline mais il ne faut pas le brusquer. Chaque chose en son temps. Pour l’heure, il a envie de faire des back flips en highline. Moi aussi j’aimerai bien faire des back flips, et pourtant…

Histoire d’occuper notre chilien, Julien lui propose d’aller tendre une ou deux highlines dans les jours qui suivent. Ce qui constitue aussi une excellente excuse pour passer du temps au grand air plutôt que devant un ordinateur. Prenant le parti de Julien, je me rallie à cette entreprise, prétextant – à juste titre – qu’il ne faudrait pas manquer l’occasion de faire de bonnes images.

Nous voici tous les trois, Julien, José et moi, à grimper un sentier escarpé pour installer une highline sur le site des Pérouses, à un kilomètre seulement du bureau. Une belle ligne de 69m reliant une arête au flanc de la montagne. Si l’entreprise était un peu prétentieuse pour José et moi, Julien a géré la traversée. Je le soupçonne d’avoir catché volontairement une fois au milieu pour épargner nos égos meurtris.

Le jour suivant, nous sommes partis pour un projet un peu plus réaliste (pour José et moi) et plutôt excitant au niveau du cadre. Direction Chamonix et la désormais célèbre highline du Brévent. Julien se fend d’un petit saut de Wing Suit avec Tancrède qu’on rencontre complètement par hasard alors qu’il filme avec TF1. J’équipe donc la ligne avec l’aide de José. Julien arrive juste à temps pour nous aider à tendre les 30m de sangles qui séparent notre côté de l’arête verticale d’en face.

Après mon cuisant échec de la veille, j’y vais le premier et miracle, je me lève, marche et traverse. Idem pour le retour. Mon égo va mieux, je sais encore tenir debout sur une highline! Je peux maintenant me concentrer sur mes photos. Le temps de s’habituer à cet environnement nouveau et José fait lui aussi une belle traversée. Mais de la journée, on n’entend pas trop parler de back flip. Julien quant à lui se paye le luxe de placer quelques figures du genre surf, planche et même un petit butt bounce entre deux passages sur la slack déguisé en gorille.

Au fur et à mesure de la journée, nous avons le plaisir de voir arriver Guillaume Bocquet et son drone qui en profite pour faire quelques images aériennes. Puis Louis Schwartz, un jeune bourré de talent qui n’a aucun mal à poser un double drop knee face à la vallée 1500m plus bas. Un peu plus tard, Antoine Moineville et deux potes à lui sortent d’une voie d’escalade où je ne me verrai pas mettre les pieds.

C’est à croire qu’on a plus de chance de croiser des potes au Brévent qu’au café du coin.

Pour finir la journée en beauté, Julien redescend à la voiture par le couloir de l’Ensa, mais sans y poser le pied, cela va de soi.