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Portrait

Analog Bosnia – Part2

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Petite parenthèse couleur. Des gosses à la neige, une équipe de gitans sur un vieux tank, un couple qui nous a pris sous son aile, de vieux serbes éméchés et du ski dans les quartiers populaires vieillis, notre passage en Bosnie-Herzégovine aura aussi été coloré. Et bien que le film noir et blanc se prête parfaitement à l’atmosphère du pays, je reste toujours accroché à la couleur. Pas besoin d’une large palette chatoyante quand le voyage donne tout simplement son sens à ces trois mots : « haut en couleur »

Nos actions, rencontres, poisses et autres aventures méritaient au moins une petite pellicule couleur.

Lomo Lubitel et Fuji Provia100 et Reala100

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Analog Bosnia – Part1

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Plongeons temporairement dans l’atmosphère retro de l’argentique. Du grain, de vilaines poussières, une netteté approximative, voilà de quoi éveiller en nous la nostalgie des vieux appareils photos poussiéreux. Ajoutez à cela un environnement qui s’est figé dans le temps il y a trente ans de ça et la formule est parfaite pour un voyage dans le temps. Retour noir et blanc sur un voyage haut en couleur avec les talentueux gitans de Gspy Feelin.

Traverser la Bosnie aujourd’hui nous donne cette curieuse impression d’être entré dans une photo vieillie, presque fanée. Tout semble nous ramener en arrière afin de nous montrer ce que nous ne pouvions voir ni comprendre dans notre jeunesse. Les vestiges de la guerre sont omniprésents, comme des cicatrices mal soignées ou pas du tout. Les autoroutes sont en fait de simples routes et chose devenue rare en France, des gens marchent. Pour allez travailler, faire leurs courses, Nombreux sont ceux pour qui la voiture est encore un luxe de modernité. Une partie du pays vit encore comme si la modernité était un concept abstrait qui leur serait passé bien au-dessus de la tête.

Mais que l’on se rassure, la jeune génération est là pour rattraper le retard entre l’Est du vieux continent et la Nouvelle Europe. Sortis du centre historique de Sarajevo, les boutiques, les rues commerçantes, ceux et celles qui les arpentent ressemblent à s’y méprendre à ce que nous connaissons. Rien n’arrête de progrès. Rassuré?

Cette première série en noir et blanc a été prise à travers la lentille d’un Leica M3 et de flims HP5+. La pellicule a été developpée avec un soin tout particulier dans un coin de mes toilettes (ça c’est pour le côté glamour de l’argentique)

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Another Vietnamese Journey

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De retour au Vietnam après un peu plus d’un an passé France, le temps était venu de poursuivre mon projet de portraits avec les minorités ethniques, commencé lors de mon précédent séjour.

La dernière expédition s’était déroulée exclusivement dans la province de Ha Giang, cette nouvelle aventure – qui démarrait à Sapa – a couvert bien plus kilomètres. Chevauchant de concert une unique moto, Quyen (mon guide) et moi avons traversé les provinces de Lao Cai, Lai Chau, Dien Bien, Son La, Hoa Binh le long de la frontière avec la Chine et le Laos, jusqu’à l’extrême opposé dans la province de Lang Son. Environ 1900km, essentiellement partagés entre mauvaises routes et chemins de terre cahoteux.

Ce fut une escapade dans un monde où le temps semble parfois s’être arrêté, tant qu’on reste en mouvement. Si tôt que nous nous arrêtions, le monde moderne s’insinuait dans cette atmosphère aux accents de vielle photographie en noir et blanc. Téléphones portables, télévisions, posters de stars, vêtements à la mode occidentale, l’esprit des traditions tend, ici aussi, à s’effacer derrière le progrès. Suivant le même processus de dégénérescence que le folklore de la vielle Europe, ne vivant plus aujourd’hui qu’à travers quelques fêtes villageoises.

Au Vietnam, si la majorités des hommes des minorités ne portent plus de costume traditionnel, le femmes restent encore très attachées à l’élégance et le raffinement de certains vêtements.

Pourtant, chez les jeunes générations, le costume traditionnel étaient souvent bien rangés dans un placard dans l’attente d’un évènement digne de ce nom. Le quotidien se vit avec des vêtements pratiques et occidentaux. Il n’était donc pas rare de patienter le temps que les jeunes femmes s’apprêtent pour les photos.

Dans une certaine mesure, cet état des lieux donne une partie de son sens au projet. L’authenticité y aurait été accrue s’il avait été réalisé quelques année plus tôt. Mais les choses étant ce qu’elles sont, nous pouvons au moins témoigner de ce changement qui s’opèrent dans les campagnes vietnamiennes. Et sans doute aussi dans les autres pays de l’Asie du Sud Est. Ce qui mériterait peut-être de s’y pencher…

 


Pas de Soldes chez Corporate Sellout

Les rockers de Corporate Sellout sont passés sous les flashs il y a quelques semaines. Le groupe de vendus du rock’n’roll a mis les mains dans le cambouis pour parfaite son image. Loin des photos « corporate » et épurées, le groupe a choisi de passer le bleu de travail usé, sous l’oeil patronal du Grand Costard.

En bref, de la bonne musique à écouter quand on fait sa compta ou qu’on écrit à son banquier, mais qui s’écoute aussi pendant les petits travaux de soudure ou d’électricité.

Pour jeter l’oreille ça se passe ici et longue vie aux vendus!

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Sons Of Invidia – Mermaid

 


Pour la troisième fois, Sons Of Invidia m’a demandé de travailler sur les portraits du groupe. Leur nouveau projet, après l’album sortit plus tôt cette année, tournait autour de leur nouveau clip, Mermaid. J’ai pu participé à l’élaboration de l’idée de base de la vidéo et nous sommes tous tombé d’accord : ce serait à la fois intéressant et fendard de shooter certaines parties sous l’eau. Après tout, la chanson parle de sirène. Les idées pour les photos arrivèrent d’elles-même et le projet me sembla de plus en plus excitant.

Le cameraman devait shooter les différentes scènes sur trois jours et je devais en profiter pour prendre le photos en même temps. Une manière intéressante et inhabituelle de travailler du portait.

J’ai pris les photos des musiciens entre les scènes de tournage le premier jour, cloitré dans un petite pièce poussiéreuse. Les flashs cachés hors champs et le tout dans un temps record.

Le deuxième jour passa à patauger dans une piscine. Quelques années plus tôt, ma première expérience de photos sous-marine fut plutôt infructueuse. Rien de plus que quelques poissons flous baignant dans une lumière laiteuse. C’était donc un défi que de faire mieux cette fois-ci.

La triste réalité fut que les ondes radio ne se déplacent pas bien sous l’eau, voir pas du tout. Dans le doute, j’avais fait le test la semaine précédent le photoshoot. Malin le mec…

Mon esprit s’était déjà imaginé un photoshoot avec un multitude de flashs et un éclairage léché. Mais une telle fantaisie était totalement hors budget et je dû me résoudre à faire avec le peu qu’il me restait. Je plaçais donc ma confiance dans l’éclairage naturel et la haute sensibilité ISO de mon capteur. Mais dans une piscine municipale un jour de pluie les possibilités étaient limitées. Le résultat est assez sombre mais toujours au delà de ce que j’ai pu entrevoir pendant la prise de vue.

Si l’appréciation musicale reste propre à chacun, on peut dire que le clip a relevé un grand défi, parler d’une histoire de sirène sans tomber dans le kitsch.

A voir, le site des metalleux mouillés : Sons Of Invidia

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