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Promenade Dominicale au Marché de Dong Van

Arrivés à Dong Van le choc culturel nous attendait de pied ferme. Les habitants aux sourires chaleureux ne parlait que très rarement anglais, les rues étaient parsemées de montagnards de différentes ethnies aux costumes traditionnels. Les hommes portaient leurs ensembles noirs, pantalons larges et de petites vestes aux boutons noués et aux cols remontés. Le tout surmonté du charmante casquette rappelant les charbonniers des locomotives à vapeur. Les femmes, dans le contraste le plus complet arboraient des tenues aux formes et aux couleurs flamboyantes, foulards bigarrées noués sur la tête.

Le marché du dimanche est presque l’unique occasion qu’on ces gens de croiser quelques rares touristes (les guesthouses sont ici au nombre restreint de « deux ») Jusque là nous n’avions pas aperçu d’autres européens ou de visiteurs qui comme nous se repéraient tel un phare au milieu de la nuit. Et encore, au milieu de ce festival de couleurs qu’était le marché de Dong Van, les étrangers n’étaient pas légion.

Dans le tumulte de la foule, les tribus de montagnards venaient faire leur commerce hebdomadaire. Des étales de fruits aux outils de la vie courante (serpettes, sandales plastiques qu’on retrouve presque à tous les pieds), des marchands de viande aux vendeurs de bestiaux, tout ce beau monde s’affairait, marchandait, n’oubliant pas de s’arrêter pour déguster une soupe de nouille ou d’autres mets dont les odeurs se faufilaient entre les stands.

Vers midi, les rangées de petites tables jonchées à raz le sol se voyaient investies les chalands – majoritairement des hommes il faut l’avouer. Ces derniers, partagés entre l’alcool local, le Ruou (prononcer Zio), et les longues pipes à eau en bambou d’où s’échappaient la fumée épaisse d’un tabac à l’odeur prenante, s’épandaient en discussion incompréhensibles qui s’élevaient bruyamment dans la ferveur du marché.

Un peu plus loin, dans un pré à l’écart des stands de bambous, on troquait des buffles. L’intéressé observait l’animal, le propriétaire faisait mine de perdre patience et une flopée de curieux observait la scène avec intérêt. Le long de la rue séparant le marché du pré, le reste de la basse cour se négociait à bon train, des chiens, des poulets, des canards ou des cochons dont les cris strident laissait penser qu’ils étaient bien au fait du sort qui les attendaient. Sur les hauteurs du marché, un tout autre chant résonnait, celui d’oiseaux sifflant et chantant dans leurs cages de bambou. Surprenant de constater que ces petits volatiles attiraient l’attention des hommes uniquement, qui s’en allaient contents leurs petites cages à la main après avoir écouté de longues minutes le chant de leurs futurs compagnons.

De là, on avait une vue sur cette marrée de couleurs glissant entre les étales, n’ayant qu’une envie de s’y replonger encore une fois. Ce que fit avec plaisir.

 

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Une Réponse

  1. Djé

    Un petit merci des hautes-Alpes pour ces instants de voyages qui donne vraiment envie de partir.
    Profite bien bonne routes.
    Djé.

    octobre 9, 2011 à 9:34

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