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Oamaru, What Else…

Pour la dernière partie de notre reportage sur Oamaru, nous sommes allés zoner un peu plus loin que le quartier d’Harbourside, histoire de voir autre chose, et il y avait encore de quoi faire.

Côté nature, Oamaru et ses environs ne sont pas en reste ! L’attraction phare de la ville est incontestablement les manchots, que l’on peut observer tous les soirs se dandiner sur le rivage au coucher du soleil. Moyennant une vingtaine de dollars ou plus en fonction du forfait. En se dirigeant vers la fin de Waterfront Road en direction de la Oamaru Blue Penguins Colony, on peut aussi y apprécier une impressionnante colonie de Shag (cormorans) qui a élu domicile sur m’ancien quai aujourd’hui fermé.

Plus rare, le manchot antipode est une espèce endémique également appelé manchot à œil jaune. Nous avons eu la chance de le ‘rencontrer’ à plusieurs reprises, et à chaque fois c’était un réel plaisir … une joie simple de les voir sortir de l’eau et évoluer sur la plage, entre les cailloux. Pour les observer en toute tranquillité et peut-être même avoir la chance d’en voir de très près, il faut prendre la direction de Moeraki. Ce que nous avons bien fait, bien entendu.

A une quarantaine de kilomètres au sud d’Oamaru se trouve donc le village de Moeraki. Ici plus d’architecture fantasque ou de résidence d’artistes. L’intérêt du village réside essentiellement dans son restaurant le Fleurs Place, son point de vue et sa colonie de manchots antipodes qui a élu domicile non loin du phare, au bout d’une petite route serpentant entre les collines. Mais les quelques attractions du village sont quelque peut eclipsés par la notoriété débordante des Moeraki Boulders, de parfaites sphères de pierre échoués sur une plage au Nord du village.

Ces formations géologiques des plus curieuses, éparpillées sur la plage, peuvent atteindre jusqu’à trois mètres de circonférence et donne un caractère presque mystique aux lieux. L’endroit est touristique, voir très touristique. D’aucuns sautent d’un rocher à l’autre, d’autres posent, la tête émergeant à peine de certains rochers ouvert comme un oeuf venant d’éclore.

D’après les géologues et leurs théories parfois fumeuses, il s’agirait de concrétions engendrées par la cristallisation de l’argilite. Formées avant les roches sédimentaires environnantes, ce qui les rend plus dures et moins sujettes aux variations climatiques. Les falaises environnantes continuent de cracher leur « boulders » à la vitesse de l’érosion.

Cependant, les Maoris ont une théorie bien plus plausible que certains appelleront « légende ». Selon les anciens, ces rochers étaient des paniers de provisions, telles que des anguilles, des calebasses ou encore des kumaras, emportés par une vague du canoë ancestral, Araiteuru, qui conduisit leurs ancêtres sur Aotearoa (la Nouvelle-Zélande). La pirogue, quant à elle, fit naufrage une vingtaine de kilomètre plus au sud près de Shag Point ‘Matakaea’. Les récifs émergeant au large de la côte sont les restes pétrifiés de la coque du canoë et de son commandant.

Les alentours d’Oamaru sont décidément truffés de petites merveilles géologiques. Les amateurs de cailloux y trouveront un semblant de paradis, les autres trouverons ça intéressant sans pour autant atteindre l’émerveillement d’un géologue face à un fémur de dauphin. On y trouve notamment, non loin du lieu de tournage des Chroniques de Narina, les Elephant Rocks, qui comme son nom peut le laisser présager sont de gros rochers aux formes rondes présentant des symptômes d’éléphantiasis. L’un d’entre eux pourrait même avec une prise considérable d’hallucinogène, ressembler à un éléphant. L’endroit est cependant très agréable et les enfants ne prenant pas de drogues pourront y faire d’interminables parties de cache-cache sans se sentir oppressés par les monstruosités minérales qui les entourent. Ou encore des falaises calcaire poreux formé il y a plus de 35 millions d’années, composé de sédiments et dans lequel on peut trouver ça et là des restes de fossiles marins.

Un peu plus loin, à Duntroon, se trouve le QG du Vanished World Trail et un sympathique petit musée rempli de fossiles de la région tenu par une vielle dame qui s’est avéré être une source intarissable d’informations, telle une petite encyclopédie ridée.

Après se tour d’horizon des alentours, nous nous sommes retournés vers le Chillawhile Backpacker. Nous ne saurions que conseiller ce backpacker à ceux qui serait désireux de faire une halte à Oamaru. Résidence d’artistes en herbe ou en quête d’un havre où créer au calme, la maison de Kelly accueille aussi des wwoofer, permettant aux voyageurs au budget réduit d’y séjourner à moindre prix. Les deux heures de travaux journalier laissant largement le temps d’apprécier tout ce qu’Oamaru a à offrir. De plus, soucieuse de promouvoir les multiples facettes de la ville, Kelly sera de très bon conseil pour guider les touristes à travers toutes les curiosités qui font d’Oamaru un endroit si passionnant.

De retour à Christchurch, nous déjà en train de planifier un nouveau petit séjour au pays des punks à vapeurs et autres passionnés que nous y avons rencontré. Ce n’est pas les habitudes de la maison présenter les endroits que nous visitons tels un guide touristique. Une fois n’est pas coutume, dirons-nous. Nous espérons avoir éveillé une étincelle de curiosité pour ceux qui auront l’occasion de passer par là-bas, mais aussi avaoir fait voyager un peu ceux qui nous lisent depuis la maison.

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