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Akaroa French Touch

En tant que français, nous entendions parler de ce fameux village sur la péninsule de Bank. Akaroa, le village français!

Alors que nous habitons pour ainsi dire à Christchurch depuis tout juste deux semaines, l’envie nous a déjà reprit de partir à nouveau sur la route et de passer une nuit ou deux dans notre van. Ça nous manquait presque.

Les quatre-vingt kilomètres qui nous séparaient de la bourgade franco-touristique se sont avalée sans peine au rythme du moteur, ronronnant à travers les collines, les lacs et les baies. On aurait presque fait abstraction de ces bourrasques tentant de nous arracher à la route. On l’oublie parfois, mais rarement très longtemps, le vent reste une constante en Nouvelle-Zélande.

Arrivant sur les hauteurs du village de Duchauvelle, les contours de la baie de Akaroa Harbour se dessinaient à nos pieds. Faisant naître naturellement dans nos esprits la comparaison avec French Pass, que nos avions visités plus tôt dans les Marlborough Sounds au Nord de l’ïle. Coïncidence? Les pâturages plongaient de la même manière dans la baie, ondulant entre les criques aux eaux laiteuses. Mais déjà, ça et là, pour marquer la différence, les inscriptions publicitaires peintes à la main s’agrémentaient de mots en français.

Akaroa. Si son nom ne laisse pourtant pas deviner une origine « bien de chez nous », elle garde en son sein les origines de son fondateur, un certain Langlois qui s’est fait prendre de vitesse par les anglais dans ses espoirs de conquête. Comme tout ce qui peut attirer le touriste, on a pris soin ici de cultiver sans retenu la French Touch des origines du villages. Nom de rues, cocardes et drapeaux tricolores font la fierté des habitants de ce bout de hameau coloniale coloré. Que reste-t-il vraiment de français? Pas grand chose a vrai dire et plutôt qu’une ballade dans l’Histoire, j’avais l’impression retrouvée d’une promenade dans les quartiers à thème d’Europa Park. Ne manquait que les manèges.

Du reste, ce qui depuis l’Océan avait paru au navigateur James Cook comme une île isolée n’en fut pas moins intéressante. Nous avions donc quitté Akaroa pour nous perdre dans les collines pelées et peuplées de moutons en direction de Stony Bay. Le bitume très vite remplacé par de la terre, la route grimpait inlassablement vers un sommet qui, aux cris du moteurs, paraissait bien plus haut qu’il ne l’était en réalité. De l’autre côté de col, nous avons découvert de nouvelles collines, de nouvelles baies et l’océan au loin. Mais cette fois plus une habitation à la ronde. Parfois un cabanon, un panneau rongé par le vent et la pluie. Pas grand monde alentour. Il était appréciable de n’entendre que le vent, loin de l’agitation de Christchurch, à laquelle nous avions commencé à nous habituer les semaine passées.

Nous avons profité encore un peu de cette solitude, longeant les falaises de Stoney Bay en direction de celles sur lesquelles un océan agité venait se fracasser. En contrebas, dans quelques trous d’eau régulièrement brassés par les vagues, des otaries jouaient ou se jouaient des remous.

Une bonne dose de vie sauvage et d’espace entre deux semaines à la ville. La Nouvelle-Zélande a ceci de commode qu’il n’est pas besoin de chercher longtemps pour se retrouver loin de tout. Mais ça, on l’avait déjà comprit.

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