The Blog with words & pics you like to check!

Stewart Island Diary – Last Day

05 Mars 2011, Ce matin ressemble à une grasse matinée en comparaison avec hier. Levés à 8 heure et demi, le petit déjeuner à des goûts de diner. Il faut finir les reste et je me dévoue pour le riz au légumes réhydratés et au thon. C’est très bon froid avec le café. La pluie qu’on croyait arrivée pendant la nuit a finalement cessé et fait place à un temps ensoleillé. Décidément chanceux les randonneurs en herbe. Les nuages qui arrivent de l’Est apportent avec eux une unique averse juste avant le départ, mais déjà à leur suite, une autre éclaircie s’annonce.

On se prépare donc sans se presser. 12 petits kilomètres nous séparent de Halfmoon Bay, sans gros dénivelé, ça se présente comme une partie de plaisir. Jusqu’à la première marre de boue, qui rappelle à nous les sages paroles de la grosse dame du DOC. « Il y a une petite partie où le track est humide entre ici et là » disait-elle en nous montrant le premier quart du trajet. Soit, on commence à être habituer et les écarts pour éviter les marres se font de plus en plus petit. On file droit, comme qui dirait.`

Toujours entourés par la forêt, nous regrettons encore et toujours de ne pas voir un peu plus de paysage. « Il fallait faire le Northern Loop de 10 jours pour ça! » Merci Thomas pour cette info capitale. Ce matin pourtant, deux trouées dans les arbres, à proximité d’une baie, nous laissent entrevoir l’eau toujours si bleue. Décidément, on se plairait à explorer les côtes à bord d’une petite embarcation, mais le budget décide parfois pour nous. Une halte déjeuner sur un pont, et nous regardons la rivière couler étrangement en amont, les eaux poussées par la marée montante charriant quelques méduses vagabondes.

Dans les bois, de petites feuilles jaunies, tombées au sol entre les racines noueuses, nous rappellent les forêts vosgiennes aux premiers froids de septembre. La dernière partie du track est plus large, emprunter il y a longtemps par l’exploitation du scierie perdue sur l’île. Chacun à notre rythme, nous marchons vers le village et le chemin de terre se transforme en route de gravier. Pour finalement laisser la place au bitume et à la civilisation insulaire. La transition reste douce.

Un arrêt au bureau du DOC s’impose afin de leur annoncer notre survie (menacée?), évitant de ce fait un déploiement de force pour retrouver nos corps pourrissant dans la boue. Ceci fait, on paye nos trois tickets de ferry et on embarque pour une traversée étonnamment calme. Mon souvenir rappelant à moi des relents nauséeux que je préfère de loin cette approche des promenades en bateau. Probablement un peu stone grâce au médoc que Sophie me donne, je me dit que je devrait écrire un petit texte sur la mer. Inspiré sur le moment, le serai-je encore devant une feuille blanche?

Nous retrouvons notre van laissé au mains de la civilisation – la vraie. Il me faut encore convaincre Tom de me laisser payer le parking et de ne pas déplacer les barrières sous l’oeil de la camera de sécurité qu’il n’avait pas remarquer.

Roulant vers le Nord, on se dit que ce trip de quatre jours hors du temps méritait d’être fait. La météo a finalement été avec nous et la boue, déjà reléguée au rang de souvenir, nous fait sourire. Mais on pense déjà à la suite et à la partie de pêche qui nous attends ce soir.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s