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Stewart Island Diary – Day Three

04 Mars 2011, Réveillé, comme assez de nuits pour avoir oublié exactement depuis combien de temps ça dure, par mon dos, j’entends les premières gouttes de pluie tomber sur le toit en tôle de la hut. Grommelant, je sors me vider la vessie sous des trombes d’eau en pensant déjà à la boue qui nous attends d’ici quelques heures. Mais bonne surprise lorsque le réveil sonne à 6 heure, il ne pleut plus. J’entraperçois même la dernière étoile qui s’efface dans les premières lueurs du jour.

Premier levés, la bougie éclaire nos petit-déjeuné dans la hut encore endormie. C’est assez rare qu’on voit le soleil se lever pour le souligner. Pour l’instant il se cache encore derrière les derniers nuages. Les chasseurs revenus bredouillent la nuit dernière se lèvent comme on lève le camp. Vit aussi montre le bout de son nez juste à temps pour lui dire au revoir. Barbara quant à elle dort toujours, malgré le raffut fait en rangeant notre barda. Cette fois, on traverse la plage à marée basse avant de replonger dans la forêt.

Recommence ainsi le parcours du combattant de la veille consistant à esquiver les flaques de boue les plus profondes et à enjamber l’imbroglio de racine qui jonchent le sol. Le soleil se montre enfin et baigne toute la forêt dans un lumière diffuse aux ombres encore douces. On observe les oiseaux, Tomtit, Fantail, Bellbird et autres pérruches. On prend des photos, on marche à bonne allure, le moral est bien meilleur que la veille. La pluie annoncée dans les prévisions météo n’a pas l’air d’être pour de suite. On ne s’en plaindra pas. En trois heures au lieu de quatre, nous rejoignons Port William. Le timing est bon et on s’octroie un petit encas devant la hut. Il reste encore 12 petits kilomètres avant notre prochaine halte à North Arm Hut. De retour dans les sentier balisés de la « Great Walk » le chemin est bien mieux entretenu, ce qui ne rend pas les montée plus douces. Mais on est toujours positif. Les kiwis aiment décidément tracer leurs sentier droit dans la pente. Au moins ça va vite, moins de détours en somme. Après une bonne heure de marche, on se retrouve dans une forêt humide à souhait. Les arbres aux troncs tortueux qui tente de s’échapper de manteau de mousse cachent une multitude d’oiseaux dont les chants résonnent. Commence une chasse à la photo de l’oiseau rare. Un bon exercice auquel je ne brille pas par mes perfomances. Faute d’expérience, un autofocus défectueux, un zoom pas assez puissant pour combler mes lacunes en approche. Le jeu en reste très prenant et les quelques images réussies m’emplissent d’une fierté mal dissimulée. Mais sont-elle si réussies?

Les 5, 6 derniers kilomètres semblent en comparaison bien ternes. La forêt de dégage plus ce sentiment de « contes&légendes » Un peu blasés de n’avoir croisé que des arbres depuis 7 heure ce matin, il nous tarde d’arriver à la hut. Heureusement pour notre soif de panoramas, au bord de l’eau. La baie de North Arm se vide lentement, laissant la place aux hérons et aux oyster catcher venus festoyer à marée basse. Je me laisse vagabonder au gré des photos, les pieds pataugeant dans les résidus d’algues gorgés d’eau salée. On termine paisiblement la journée dans la hut aux allures de chalet de montagne… à la mer.

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