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La Grise Bouche à la Voix Arc-en-Ciel

La première fois que nous sommes passés par Greymouth, ce fut pour une halte sur le trajet vers Nelson. Nous avions alors trouvé que la ville portait très bien nom. Voilée dans un drap de nuages, tout reflétait cette teinte acier et béton sur les devantures des bâtiments sortis d’un film de chasseurs de trésors et de chercheurs d’or.

Pour notre deuxième passage dans la Bouche Grise, nous n’avions pas plus de temps à consacrer à cette amas de béton que la précédente. Mais nous nous sommes tout de même octroyé une pause en ville. Histoire d’errer un temps dans les rues et de voir ce qui se cachait sous cette croute au premier abord dénué de couleurs.

He bien c’est une surprenante variété de couleurs qui se découvre lorsqu’on gratte un peu la surface et qu’on laisse glisser son regard dans les arrières cours, les vitrines ou les enseignes. Les peintures murales, enfantines ou plus classiques côtoient des graffitis à la qualité artistique variable. En imaginant rapidement le panel d’activités qui s’offre à la jeunesse des environs, on comprend que certains versent dans l’art. Avec plus ou moins de talent ça va de soit. Mais c’est une constante qui continue de courir chez les adultes et les ateliers divers ne manque pas. Comme dans beaucoup de ville que nous avons traversé jusqu’à maintenant, le bâtiment qui autrefois abritait la Bank of New Zealand à été transformé en galerie d’art. Mais ma curiosité concernant ce qui se trouvait à l’intérieur n’aura été satisfaite. Pas cette fois. Le temps d’arriver à ses portes, elles avaient fermées. On n’est plus maître du temps lorsqu’on voyage. Ou du moins du temps des autres. Le mien se porte très bien, oubliant dates et heures. Je constate juste devant ces portes closent que le retour à un monde où il faut être au fait de tous ces détails sera dur. Car il viendra bien tôt ou tard ce retour.

Parmi les visages burinés par la vie qu’on rencontre d’ordinaire dans ces vielles villes, en Nouvelle Zélande comme ailleurs, les touristes se promenaient main dans la main, prenaient des photos ou filmaient des bâtiments. On ne sait jamais, des fois qu’ils bougent… Ils l’ont bien fait à Christchruch! Moi je les observais de loin, fouinant dans les recoins à la recherche des détails colorés qui ont aguiché mon oeil.

Le détail sur lequel j’ai passé plus de temps, Sophie et Thomas m’y ont rejoins, fut un poster représentant une page facebook du profil de dieu. Placarder sur l’avant d’une église de quartier aux allures de taverne. (Seigneur, comme leurs églises font parfois peine à voir lorsqu’on vient du vieux continent)  Mais bon, l’important c’est comme chez les hommes, c’est ce qu’il y a dedans. Bref, le profil « faithbook » du bon dieu, comprenez le jeu de mot, regorgeait de subtilités – avons-le, les cathos et autres aficionados des bondieuseries en manque souvent – pleines d’humour.

C’est sur cette touche bariolée que nous avons poursuivit plus avant notre descente de la West Coast au long de la semaine suivante. Après le mélange gris/couleurs de Greymouth, place au gris/vert luxuriant!

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