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Does it Sounds like Silence?

 

On quitte un temps les photoshoots aux flashs et aux riders éblouissants pour replonger dans la magie du voyage. Nous avons une fois de plus repris la route, cette fois-ci pour parachever notre visite du Nord de l’Île Sud, en direction des Marlborough Sounds.

Pour la première étape, nous nous somme laissés guider par notre ‘French Touch » en poussant l’escapade à travers une longue gravel road vers le petit port de Frenh Pass.

Ce qu’ici on appelle les « Sounds » apparait comme étant des collines semblables aux Vosges avec l’océan emplissant les vallées. Aussi étrange que cela puisse paraître, cette image est vraiment très proche de la réalité. Des chaumes aux herbes frémissantes sous le vent, des prés aux vaches heureuses et une route de terre serpentant sur les crêtes. A l’exception près que les vallées boisées ont été remplacées par d’innombrables criques à la mer d’un bleu… des mers du Sud comme qui dirait.

Tout comme Sophie, cette vision m’a semblée très proche de celle que je me faisais de la Nouvelle Zélande avant notre arrivée. C’est donc avec un sourire béat que nous avons fait le chemin vers le petit village portuaire du bout de la route. En prenant bien soin de nous arrêter tous les cinquantes mètres pour immortaliser ce décor si merveilleux.

Habitués à trouver des hameaux là où la carte routière indique une ville, nous n’avons pas été vraiment surpris par la taille du village. On y a tout de même trouvé une école, une station-boutique-service, un camping DOC et même un Bed&Breakfast. Pas grand monde cependant pour remplir toutes ces accommodations, sinon quelques touristes comme nous, perdus où la route prend fin.

A défaut de Kiwi, nous y avons rencontré quelques Wekas, un autre oiseau dénué d’ailes, dont l’allure stupide n’est faite que pour mieux dissimuler ses incroyables habilités à la cleptomanie. Sans peur, ils ont bien compris que leur statut d’espèce endémique leur permettait de voir l’Homme comme un infatigable garde-manger plutôt que comme un prédateur. C’est toujours un plaisir que d’observer des animaux « sauvages » de si près.

Le quai qui s’élançait vers la mer était parfait pour essayer de me réconcilier avec la pêche. J’ai donc payé – au prix fort – une boite de calamars à l’unique station-boutique-service et suis allé me poster avec ma canne, affronter les bourrasques brassées par l’océan. J’ai jeté l’éponge alors que la nuit était déjà bien installée, impuissant face aux mécréants des fonds marins qui me subtilisaient mes appâts sans croquer dans l’hameçon… Le succès aura attendu le matin avant de pointer le bout de son nez et le midi suivant nous mangions deux beaux poissons on ne peut plus frais. Je pense que ça m’aurait couté moins cher, en temps et en argent, d’aller l’acheter au supermarché mais il n’y en avait pas dans les parages. Oh défaut de patience!

Pour la suite du trip, nous pensions faire un tour vers le Queen Charlotte, randonnée de renom qui offre soit disant le meilleur des Sounds. Je dis « soit disant » car nous ne l’avons pas vérifié. Nous avons été délogés de notre petit parking que nous avions trouvé pour la nuit par un voisin zélé, pressé de faire respecter l’interdiction de camper avec un van non-autonome (donc sans l’option 3-pièces-cuisine-sdb-meublé) que nous ne possédons malheureusement pas. Pour ça, il nous faudrait être vieux, retraités et avoir travaillé dur toute notre vie… Non je ne suis pas si malheureux d’avoir un van de m… Excédés, frustrés et blessés dans notre amour propre, nous avons fait machine arrière vers Havelock et un parking plus hospitalier où passer la nuit.

 

Cette interlude nous a décidé à rouler vers Picton en profitant de ce qui s’offrait à nous. De belles criques, pour la plupart privées, la mer là où on ne l’attend pas et des forêts de sapins. Bien rangées, en train de pousser, en cours de coupe, du sapin en veux-tu en voilà. Il semblerait que dans le Nord de l’île l’industrie du sapin est bien implantée. Depuis Nelson, les exploitations d’épineux constituent l’unique plaie visuelle à ce décor de rêve que sont les Sounds. Ce n’est pas de les voir alignés sur une colline perdue, mais plutôt de voir ces montagnes entièrement défrichées, rasées de près. C’est juste laid.

En arrivant à Picton, nous avons entrevu un des point névralgique de cette industrie. Des tonnes de bois, débitées en troncs, empilées, déplacées, chargées avant finalement d’être exportées vers quelques contrées éloignées à travers l’Asie. Et tout du long de notre périple sur l’étroit chemin de terre en Picton et Blenheim nous avons croisé des semi-remorque de bois charriant des nuages de poussière. Leurs moteurs hurlant dans l’ascension des cols, alors que notre Zepplin peinait à une allure de gastéropode. Ce qui néanmoins nous laissait le temps d’admirer le paysage si typique aux Sounds une dernière fois avant de reprendre la route vers le Sud.

 

Une boucle bouclée en plus. Il était temps de se rapprocher à nouveau de Christchurch. Cette fois-ci pour y attraper Thomas qui débarquait de la Réunion. Mais pas trop vite non plus, il nous restait cinq journée pour prendre notre temps et vadrouiller le long de la côte Est.

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Une Réponse

  1. Coucou!

    on voit que votre voyage se passe toujours aussi bien! C’est génial!

    Pour les appats, pense aux moules que l’on trouve un peu partout! C’est gratuit et ça marche vraiment bien!

    La gravel road qui longe la côte est entre Picton et Blenheim est magnifique, j’espere que vous aurez l’occasion de la prendre!

    On pense à vous et à la catastrophe de Christchurch! J’espere que vous n’avez pas été touchés!

    Et j’espere que Zéplein est toujours en bonne santé (même si c’est pas le plus rapide!)

    A bientôt et continuez comme ça!

    février 22, 2011 à 9:16

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