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Warning, Volcano Hazards!!

« Attention, zone volcanique à risque » Entre le parc national de Tongariro et celui de Taranaki, avoir un volcan dans notre champs de vision commence doucement à devenir une habitude. Enfin, lorsque j’écris « champs de vision » j’entends que l’un d’entre eux n’est pas loin, les voir n’est pas toujours si facile, malgré leur taille… Les volcans sont de parfaits attrape-nuages et ils semblent se plaire à s’y cacher. Comme nos deux expéditions nous l’ont démontrées.

Pour notre seconde vraie randonnée en Nouvelle-Zélande, nous nous sommes laissés tenter par ce qui figure dans les guides comme l’une des plus belles randonnées au monde. C’est quand même pas rien! (rassurez-vous les puristes, ça ne vaut pas les Vosges) Bref, avec un telle étiquette, c’était à ne pas manquer. Ce que tous les autres touristes possédant un guide se disent certainement aussi. Il ne fallait donc pas s’étonner si le Tongariro Crossing ressemblait à une autoroute à randonneurs. Une petite rando de 17km, culminant à 1886m pour environ 1700m de dénivelé.

Des touristes de tous bords, plus ou moins équipés pour une marche d’une journée dans les montagnes, arpentaient les pentes embrumées du crossing avec nous. Mais ce sentiment d’être ridiculement petit au beau milieu de ces cratères menaçants et de ces lacs au reflets d’émeraude surréalistes était suffisamment grisant pour nous faire oublier les autres randonneurs.

Surpris pas la pluie, nous avons finis la journée rincés, humides et avouons-le, fatigués. C’est dans un état flottant entre fatigue et béatitude que nous avons attendu notre bus. Car oui, en Nouvelle-Zélande, les chemins de rando tracent rarement des boucles, il fallait donc penser au retour. C’est donc en bus, moyen un peu onéreux mais efficace, que nous avons rejoint le van pour reprendre la route vers une autre montagne non moins volcanique, le Mont Taranaki ou Mt Egmont.

 

Au niveau du Cap Ouest, s’échappe une rondeur du contour de l’île Nord. Les géologues remercieront l’ancien volcan d’avoir façonné un paysage aussi circulaire et plat autour de lui. C’est tout à fait frappant vu sur une carte! Mais la vue la plus impressionnante reste celle qu’offre le sommet. Encore faut-il voir autre chose que des nuages…

Depuis New Plymouth, la « grosse ville » de la région, nous avons tranquillement organisé ce qui allait devenir l’ascension du sommet à 2518m. La perspective d’avoir les pieds dans la neige et dans l’océan dans la même journée a certainement influé dans la décision de choisir la plus ardue des randos de la montagne : 8 à 10 heures aller-retour, 10km et 3120m de dénivelé. Grosso-modo, une azimutale de 1500m dans des gravillons et de la poussière de roche volcanique ou des rochers escarpés. Si à 6h du matin, le Mt Taranaki posait fièrement dans la lumière du soleil levant, les nuages amassés alentours pour nous laisser le plaisir d’une ascension dans le brouillard. Comme nous le prédisions (bon, comme nous l’espérions secrètement) arrivés au sommet encore couvert de neige, les nuages se sont ouvert pour nous laisser entrevoir un immense cratère enneigé. Le temps d’une photo et la petite fenêtre se refermait sur la plaine et l’océan au-dessous de nous. Le retour s’est avéré tout aussi sportif que la montée et une paire de bâtons aurait été plus utile que les piolets que nous avions loués. Sophie, son moral et sa forme déjà bien entamés par l’ascension, se souviendra longtemps de la descente.

C’est fourbus mais satisfait de nos 8h30 de crapahut que nous sommes retournés vers la côte pour apprécier une nuit au bord l’océan. Un peu consternés de voir les nuages se dissiper peu à peu autour du sommet, on se disait alors que quelques heures plus tôt, nous étions là haut.

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2 Réponses

  1. trés joli balade. Charles est sous le charme. J’imagine bien que So devait être simplement déglinguée après cette marche…bon noêl!
    damien

    décembre 22, 2010 à 10:14

  2. fabwittner

    Après l’ascension du Taranaki oui, Sof était démontée!! Genre c’était dur de la motiver pour arriver au sommet donc je te raconte pas la descente… Elle a mis un temps à s’en remettre. Je pense qu’elle devrait s’en souvenir pour un moment!
    Joyeux Noel les copains!!
    Au fait, le Honneck sous la neige s’est toujours d’actulité ou bien?

    décembre 22, 2010 à 10:19

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