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Northland Looping

Les premiers kilomètres passèrent comme une prise en main, à la fois du véhicule mais surtout de la route. Timide au départ avec un levier de vitesse récalcitrant, l’habitude s’en est venue rapidement. Dévorant les routes à 80km/heure et les « gravel roads » à quelques 45 km/heures. Rapidement acclimatés au rythme « on pose le van et on se ballade », nous avons enchainé les baies et les criques entre les passages rapides dans les prés à vaches.

L’idée était de remonter vers le Northland petit à petit en visitant les endroits sympas au gré de nos déambulations. Nous nous en sommes grossièrement tenus à ce plan initial en prenant tout notre temps. Comme nous longions le littoral Est (en direction du Nord n’est ce pas) nous avons essayer de nous arrêter le plus souvent dans de petits endroits idylliques où nous prendrions plaisir à nous réveiller le lendemain. Beaucoup de petites routes en terres qui ne mènent nul part pour se réveiller dans une baie aux allures oniriques. Oui, ça laisse rêveur.

Après quelques jours de caravaning, la Nouvelle Zélande se découvre petit à petit à nous. Les premiers magasins de campagne – comme on s’y retrouve très rapidement, à la campagne, cela concerne la plupart d’entre-eux – nous ouvrent leurs portes, accueillis chaleureusement (c’est le mot) par toute sortes de vendeur, caissière, et autres employés contents. Le contact se fait très facilement avec les gens d’ici et je suis me suis laissé surprendre par la gentillesse de ces gens, tous plus sympa les uns que les autres. Des rencontres éphémères qui vous laissent un petit goût de sourire en bouche.

Comme ce pêcheur qui m’offrit une dorade de belle facture le premier matin de notre virée. Une belle expérience que de vider et d’écailler celui que j’avais affectueusement et à post-motem surnommé Bernard. Mais aujourd’hui après deux semaines de survie en milieu hospitalier, j’entends par là « peu hostile », je pèche des dorade de 60cm avec mes dents. Plus sérieusement, si ma canne à pèche ne nous a toujours pas encore nourrit, un deuxième pêcheur m’a offert pour me consoler de ma médiocre aptitude à ce sport encore obscure à mes yeux, une dorade de 60cm et quelques 8kg. Une aubaine qui aura nourrit 6 frenchies pendant deux repas! Sinon, les moules fraîchement ramassées sont quand à elle plus dociles et se laissent ramasser pour le plus grand plaisir de nos palais…

J’en ai aussi profité pour prendre mon temps (photographiquement parlant), appréciant les haltes de plusieurs jours pour me glisser dans les recoins aux angles et aux lumières propices et de là, attendre l’instant que j’étais venu capturer. Les paysages n’ont cessé de changer au long de notre route. Nous nous sommes retrouvés tantôt dans de vertes collines entre un ruisseau et un groupe de paons qui semblait être sauvage, tantôt sur un sentier de bord de mer avec une vue sur de petits îlots paradisiaques. Les paysages marins n’ont jamais fait parti de mon quotidien, ce qui dans le cas présent avait le don de suscité tout mon émerveillement et mon attention. La météo changeante qui règne sur la Nouvelle Zélande à ceci de positif que la lumière est exceptionnelle, perçant entre les nuages ou diffuse dans la brume, offrant le meilleur de ces paysages.

Sans pousser jusqu’à la pointe Nord de l’île, le Cap Reiga, nous avons passé deux jours à profiter du climat estival de Maitai Bay, une cinquantaine de kilomètres avant le Cap. Du bon temps avec Fred et Laetitia, deux sympathiques bretons que nous avions rencontrés quelques jours auparavant. Entre parties de pêche endiablées et ramassage de fruits de mer, le temps passa sans se faire sentir. Nous avons ensuite repris notre route vers le Sud en longeant la côte Ouest, nous arrêtant au hasard du chemin.

C’est ainsi que nous nous avons fait halte dans ce qui sur le panneau nous semblait indiquer un site de bloc où faire une petite pause sous le signe de la grimpe. Mais les petites erreurs de « translation » – comprenez traduction – sont ainsi faites. Elle ne préviennent pas. Il s’agissait effectivement bien de blocs de pierre, mais dans un cadre aménagé offrant une visite du site aux aberrations géologiques uniques. Les escapades en forêt sont toujours appréciables et celle ci n’a pas manqué à son devoir.

De manière générale, ce qui de loin ressemblait à des forêts « Européennes » s’est avéré être un mélange luxuriant de plantes et d’arbres équatoriaux. Je me suis alors retrouvé comme dans mon enfance à m’émerveiller devant des arbres centenaires qui ne ressemblaient à rien de ce que j’ai pu connaitre, cherchant des yeux les oiseaux et autres bestioles fondus dans les feuillages. Ces forêts, sacrées au yeux des Maoris, ont subit les assauts de l’industrie du bois qui a pillé la plupart d’entre-elles au cours des deux derniers siècles. Les rescapées sont aujourd’hui pour la plupart devenues des réserves naturelles encadrée par le DOC (Department of Conservation) qui s’occupe de maintenir forêts et littoraux au mieux de leur forme.

Ce dernier pourrait dans les prochain mois devenir un sujet de reportage sur lesquels nous allons nous pencher lors de ce trip. Les investigations vont pouvoir commencer, avec notre retour à Auckland pour boucler la boucle qui signe par la même un retour « online » grâce à notre nouvelle clé magique de Vodaphone…

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Une Réponse

  1. FranZ

    Hello Fab,

    Comme ça donne envie…. profitez bien… Le Northland (testez le burgerfuel à Auckland ou Wellington, c’est de la boucherie) c’est bien le Southland c’est mieux ! Vous y êtes combien de temps ?

    octobre 11, 2010 à 8:57

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