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Ein, Zwei, G’Suffa

Comme à l’accoutumée, Nico Boidevezi, Nico Kachelhoffer et moi même avons prit quelques jours, histoire de faire un petit reportage freeride loin de la maison. J’ignore encore toujours le pourquoi, mais nous avons la tendance (fâcheuse?) à nous diriger vers l’Autriche et les pays germaniques. Il est important aussi de souligner le manque de chance dont nous sommes à chaque fois victimes.

2008, nous prenons la route vers Damkar pour y trouver la station fermée car les dernières chutes de neiges avaient été trop importantes. Nous avons tout de  même trouvés un plan de repli en bifurquant en direction de Garmisch où nous avons sauvé les meubles en ramenant un maigre reportage pour Skipass.

2009, nous décidons de remettre le couvert en choisissant la même déstination, frustrés de notre première tentative avortée. Manque de chance, cette fois-ci la neige n’était pas au rendez-vous et nous avons eu le droit de rider dans des conditions plus que printanières pour un début de mois de mars. Une ou deux photos exploitables l’ont été, mais le goût amer de la frustration n’était qu’accru.

2010, non content de nos deux échecs précédents, nous sommes repartis vers l’Est, cette fois-ci pour Lech-Zürs, célèbre station huppée de l’Arlberg. Cette région de l’Autriche est bien connue pour ses conditions exceptionnelles d’enneigement, la destination était donc stratégique. Malgré les mises en gardes de mon colocataire norvégien sur la pénurie de neige en Autriche, nous sommes partis confiants. Notre contenance s’est trouvée mise à rude épreuve devant le spectacle de désolation qui s’étendait devant nous une fois arrivés. Le printemps nous avait précédé encore un fois, et c’est sous un grand soleil que nous avons découvert les villages de Zürs et de Lech. La neige avait cet aspect scintillant d’avoir trop chauffé ou d’avoir subi la pluie. Notre moral était au bord de flancher, mais la météo annonçait de la neige dans la nuit et pour la journée de demain. Nous sommes donc passés récupérer nos ski-pass à l’office du tourisme avant de rejoindre notre petit appartement en bas de vallée, les doigts croisés très fort pour le lendemain.

Après avoir fais une petite visite du village sous la tempête de neige, nous avons tout de même décidé de faire un tour sur le domaine skiable. Malgré la neige qui tombait drue et la visibilité plus que réduite. Si la neige avait l’air engageante depuis le parking, une fois la board chaussée, l’image de la croûte brillante de la veille nous revint rapidement. La glace craquait sous les 10 cm de neige qu’il venait de tomber alors que nous prenions conscience du terrain de jeu qui s’offrait à nous. Mais que nous pouvions pas vraiment exploiter… Il restait à espérer que le lendemain nous aurions un peu plus de chance avec le temps. Une fois de retour au village, l’hôtesse de l’office nous a sympathiquement indiqué un bar où nous pourrions trouver le net ainsi qui des « gens comme nous » Oui, Lech-Zürs, c’est un peu comme Courchevel à l’autrichienne, des « gens comme nous », on en voit moins que des visons.

La chance nous a enfin sourit au matin du troisième jour. Le ciel était dégagé et une mer de brume recouvrait le fond des vallées. C’était la journée sur laquelle il fallait miser pour boucler notre reportage et nous l’avons relativement bien rempli. Les ski-routes qui quadrillent tout le domaine nous ont permit de trouver quelques endroits vierges avec plus ou moins de neige fraîche tout en profitant enfin du paysage. Les nuages ont amorcé leur retour en début d’après-midi pour finalement s’imposer en masse, nous privant définitivement de la moindre éclaircie. Après un replis stratégique au « bar des gens comme nous » pour quelques chopines de bière et une connexion au « monde réel », nous sommes repartis dans le blizzard pour faire quelques images de nuit sur les pentes jouxtant le village. La prochaine journée pourrait être mauvaise (elle le fût) nous avions là de quoi faire une reportage digne de ce nom.

L’honneur était sauf, même si nous étions toujours un peu frustré de ne pas avoir eu les conditions idéales. Quoi qu’il en soit, l’Arlberg nous aura convaincu et la prochaine destination pourrait bien se trouver dans les environs. Pourquoi pas St-Anton? Ils ont les après-ski les plus déjantés d’Europe à ce qu’il ce dit…

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2 Réponses

  1. Tony

    Lech, Zürs ou St Anton, c’est vrai que les domaines sont huppés comme pas possible et que ça débordes de rider qui ont tous le total look freestyyyyle. La prochaine fois que tu passes dans le coin, penses à me faire un petit mail et je t’emmenerai faire le tour de Warth/Schrökend avec un ou deux locaux qui en ont dans le slip ou on ira à Gargellen avec Roland n’est pas un manche non plus…

    Ciaoo et à cet été je j’espère !

    mars 22, 2010 à 4:46

  2. fabwittner

    Hey Tony!!
    Cool, mais je pense pas retourner e Autriche avant un petit bout de temps, du moins je pense qu’on se croiser sur un slack avant de se croiser sur des skis… tu descends à Millau?

    mars 25, 2010 à 11:23

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