The Blog with words & pics you like to check!

Les Fils de Thor

 

dsc_6770

 

Nous sommes arrivés, vaillants aventuriers, par terres et par mers, au pays des fjords mystiques, des trolls et des gnomes, et des dieux scandinaves. Ces derniers qui auront su nous soumettre aux dures épreuves destinées aux nouveaux arrivants sur les terres légendaires de la Norvège. 

Après un long périple, s’enfonçant dans les hauteurs de l’Europe, nous sommes arrivés à destination, dans la petite ville de Lysebotn, dernier retranchement du Lysefjord. Nous avons laissé là la gigantesque monture qui nous servait de toit pour partir armés de courage et d’une sangle au pouvoir mystérieux. Nous étions prêts à défier les Dieux antiques pour arriver à l’endroit où nous attendait la plus rude épreuve que nous ayons pu imaginer pour mériter devenir les Fils de Thor. Nous allions devoir marcher au-dessus des fjords, nous élever entre terre et mer, luttant contre le vent et le vide.

 

dsc_0143

 

Mais les Divinités du Nord sentirent notre détermination et virent en nous la flamme brûlant les héros qui tutoient les Dieux. Ils nous mirent face aux épreuves qui auraient découragé mille fois les tout-venant et les usurpateurs. Mais nous avons su rester solides et forts devant le confinement, la tempête et l’attente. Maintes fois les esprits des Dieux enfouis ont soufflé sur notre campement qui, attendant le jour du passage, manquait de nous déraciner de notre but, vaincre Kjerag et sa falaise. 

 

dsc_0478

 

Puis, au matin du cinquième jour, alors que la neige de la précédente tempête avait recouvert le paysage d’un drapé immaculé, nous avons su saisir le message qu’Odin lui-même nous envoyait. Les foudres de Thor avaient cessé pour que commence notre dernier et plus grand défi. Lutter face à l’espace, déjouer le vide des falaises de Kjerag, flotter sur la ligne fine qui séparait les hommes du royaume de Dieux. Alors que les nuages se dissipaient, laissant émerger l’immensité du fjord qui s’étendait au-dessous de nous, un à un, nous avons posé nos pieds sur le vide du Lysefjord, se jouant des mille et un mètres nous séparant de la surface irisée des eaux froides des mers Novégiennes. La lutte fut rude pour atteindre la rive opposée, consécration de notre périple, mais nous avons tous su contenir la peur au plus profond de nous. Nous marchions sur ce filin divin, oubliant jusqu’à notre identité, concentrés sur l’équilibre précaire qui nous procurait la sensation unique d’être libérés de tout et prisonniers à jamais entre deux amarres. Alors que nous s’entions l’échec à jamais vaincu des cris de soulagement et de joie emplirent le fjord et résonnent encore entre les falaises de Kjerag. Posant sur nous un reflet d’immortalité emprunté aux puissances qui dorénavant veillent sur nos destinées.

Voici contée l’épopée qui donna le nom de Ragnarök à la plus haute et la plus longue highline jamais tendue à ce jour.

 
dsc_0039dsc_02863dsc_1309

Advertisements

Une Réponse

  1. quel récit! j’approuve, charlesse lève les pousses (mais chipotte sur les fautes d’orthographes).

    avril 17, 2009 à 10:51

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s